VSI

altUn foyer de peste porcine africaine (PPA) a été confirmé chez des porcs en Biélorussie dans une zone proche de la frontière avec la Pologne, et notifié à l’OIE le 21 juin 2013 [Consulter la notification OIE de PPA en Biélorussie]. Il s’agit de la première occurrence de la PPA dans ce pays, l'origine de l'infection n'est pas identifiée.

La PPA a été introduite en Fédération de Russie en 2007, probablement à la suite de mouvements de sangliers sauvages infectés, et s’est progressivement propagée au sein de la filière porcine dans ce pays. Elle a ensuite touché l'Ukraine en 2012 [Consulter la notification OIE de PPA en Ukraine].

La diffusion à de nouveaux territoires, notamment européens, à partir des zones infectées, représente une menace au sujet de laquelle les organismes internationaux multiplient les appels à la vigilance depuis 2008. La diffusion de la PPA peut par exemple résulter de mouvements de suidés sauvages infectés ou de la consommation par des porcins de résidus alimentaires contaminés [Alerte de la FAO de mai 2013 sur le risque de diffusion de la PPA à partir de la Fédération de Russie vers l’Europe - Documents techniques - Monographie]

La situation de la PPA en Russie et en Biélorussie a fait l'objet d'une analyse de risque préliminaire par le Defra en date du 24 juin 2013.

 La note de service DGAL/SDSPA/N2013-8111 du 9 juillet 2013 « Maintien de la vigilance sur le territoire national en matière de pestes porcines » apelle à la vigilance et rappelle les mesures de biosécurité à adopter.

altUn nouveau coronavirus humain (NCoV) provoquant un syndrome respiratoire sévère a été identifié en septembre 2012 en Arabie Saoudite. Au 18 juin 2013, le bilan OMS s’élève à 64 cas et 38 décès. Plusieurs pays ont été touchés par ce virus mais l’essentiel des cas déclarés se concentre actuellement au Moyen-Orient. L’origine de l’infection est inconnue à ce jour. L’hypothèse d’un réservoir animal, au moins ancestral (chiroptères par exemple), a été évoquée mais aucune preuve n’a été apportée en ce sens. L’évaluation de la possibilité du caractère zoonotique du nouveau coronavirus MERS-CoV (NCoV) a fait l’objet d’un avis de l’Anses en date du 24 mai 2013. Cet avis conforte les recommandations générales de prudence à destination des voyageurs dans les zones touchées et met l’accent sur la nécessité de réaliser des études virologiques et épidémiologiques complémentaires approfondies pour statuer plus précisément sur l’éventuelle origine zoonotique de l’infection.

Crédit photo : beggs/www.flickr.comBilan actualisé au 17.05.2013

Le 31 mars 2013, la République populaire de Chine (RPC) a informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’identification depuis la mi-février, de cas humains d’infection par un nouveau variant d’influenza aviaire A(H7N9) faiblement pathogène pour l’oiseau.

 Maladie chez l’homme

Au 16 mai 2013, 131 cas humains d’infection par le virus influenza A (H7N9) (dont 32 mortels (24 %)) ont été notifiés à l’OMS, dans onze provinces de l’Est de la RPC.

Crédit photo : beggs/www.flickr.comBilan actualisé au 11.04.2013

Des cas humains d’infection par un influenzavirus A(H7N9) sont signalés actuellement dans quatre provinces de l'est de la Chine (Shanghai, Anhui, Jiangsu and Zhejiang) (carte). Au 11 avril 2013, 38 cas d’infection ont été confirmés chez l’homme, dont 10 cas mortels, 19 cas graves et 9 cas bénins (source OMS).

Des investigations approfondies sont en cours, afin d’identifier les sources et les modes de transmission de ce nouveau virus.

Des cas d’infection de volailles (pigeons et poulets) par le virus H7N9 faiblement pathogène ont été confirmés dans les quatre provinces où des cas humains sont signalés (source OIE : notification immédiate, rapport de suivi 1, rapport de suivi 2). Les rapports OIE indiquent que l’infection chez ces oiseaux était subclinique.

Le rôle des oiseaux dans la contamination humaine n’est pour l’heure pas démontré mais la plus grande prudence est requise et des mesures de biosécurité strictes sont appliquées. A ce stade, la possibilité d’une transmission interhumaine n’a pas été documentée, mais elle n’est pas exclue.

La survenue de ces cas sur une période courte dans plusieurs provinces différentes incite à la plus grande vigilance. La situation est suivie avec attention par les autorités chinoises et les organismes internationaux.

Ressources 

Page OMS dédiée au virus H7N9 avec points de situation réguliers : http://www.who.int/influenza/human_animal_interface/influenza_h7n9/en/index.html

Recommandations de la FAO en matière de biosécurité face au virus H7N9

http://www.fao.org/news/story/fr/item/173688/icode/

Article de synthèse paru dans Eurosurveillance (11 avril 2013)

http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=20452

Crédit photo : Flikr Marcelline21/www.flickr.comLe sérotype 14 du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) a été détecté en automne 2012 chez des bovins asymptomatiques, dans le nord-est de l’Europe (Estonie, Lituanie, Lettonie, Pologne). Il s’agit de la première notification en Europe de ce sérotype qui circule dans l’ouest de la Russie. Les segments séquencés de la souche isolée présentent une forte homologie avec une souche de référence et vaccinale sud-africaine. Considérant que la détection de ce sérotype résulte vraisemblablement de l’utilisation illicite d’un vaccin à virus vivant atténué et non de la circulation d’une souche virulente, le BTV-14 ne fait actuellement l’objet d’aucune mesure de restriction spécifique à l’échelle communautaire (zones de restriction pour la FCO). Cependant, la surveillance de la FCO a été renforcée dans les pays concernés afin de détecter toute circulation active du BTV-14 [En savoir plus].

altUne infection par le sérotype 14 du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) a été détectée dans le cadre de la surveillance programmée ou de tests réalisés pour le contrôle des mouvements, chez des bovins qui ne présentaient pas de signe clinique d’infection, en Lettonie, en Pologne, et en Espagne chez des animaux importés depuis la Lituanie. Il s’agit de la première notification de ce sérotype en Europe. Des segments de cette souche présentent une forte homologie avec une souche de référence/vaccinale sud-africaine [Consulter la brève "ahead of print" du Bulletin épidémiologique  : brève]

Crédit photo : Staflo/ www.flickr.comFin octobre, le laboratoire référence de Teramo a confirmé un foyer de fièvre catarrhale ovine à sérotype 1 en Sardaigne.

Le virus BTV-1 avait déjà circulé sur l’île en 2006-2010 [en savoir plus].

[Zones réglementées pour la FCO en Europe

 

OLIBACChevaux 7499873780 0d907c9116 zLes Etats-Unis enregistrent cette année une augmentation forte des cas humains d’infection à virus West Nile (VWN). Ainsi, mi-août 2012, une majorité des états (43/50) avaient rapporté des infections chez l’homme, le cheval, des oiseaux sauvages ou des moustiques et plusieurs états, dont les états du Texas et  du Dakota du Nord, tirent la sonnette d’alarme. Au total, 1118 cas, dont 489 infections neuro-invasives (méningites, encéphalites) et 41 morts, ont été recensés par le CDC (Center for Disease Control) dans tout le pays. Plus de 75% des cas ont été signalés par 6 états (Texas, Mississippi, Louisiane, Oklahoma, Dakota du Sud et Californie) et pas loin de la moitié des cas ont été diagnostiqués au Texas (avec 537 cas et 19 morts). A titre comparatif, sur l’ensemble de l’année 2011, 27 personnes avaient été trouvées infectées par le VWN au Texas, alors qu’au niveau national, sur la même période, 712 cas et 43 décès étaient recensés.  L’épidémie à VWN aux Etats-Unis n’avait pas connu une telle ampleur et précocité depuis plusieurs années (tendance à une diminution des cas humains depuis 2006).

 

Des cas aigus d’infection par le virus SBV ont été notifiés en Suisse dans deux élevages bovins dans le canton de Berne, le 20 juillet. Les animaux atteints présentaient de la diarrhée et de la fièvre [Office vétérinaire fédéral]. Il s’agit des premiers foyers de SBV notifiés dans ce pays.

 

moustique1 moyenEntre le 6 juillet et 7 septembre 2012, le Centre héllénique de contrôle et de prévention des maladies (KEELPNO) a rapporté 122 cas d’infection humaine par la virus West-Nile provenant initialement en majorité de la préfecture d’Attiki dans la banlieue d’Athène et qqui est maintenant signalée dans plusieurs régions du pays. Sur les 122 cas documentés, 83 ont présenté des symptômes nerveux (encéphalite et/ou méningite et/ou paralysie flasque aiguë) et 39 uniquement un syndrome fébrile. Huit décès sont à déplorer. Cette augmentation du nombre de cas depuis début juillet confirme les craintes initiales du KEELPNO qui s’attendait à une recrudescence du nombre de cas, conformément à ce qui s’était passé en 2010 et 2011. Une séroconversion sans signe clinique chez un équidé a été notifiée à l'OIE le 30 juillet 2012 dans la région de Macédoine orientale et Thrace. Le point de situation au 7 septembre 2012 en anglais peut-être téléchargé ici.

La première épidémie de West-Nile avait été rapportée en Grèce au cours de l’été-automne 2010. D’Août à Novembre 2010, un total de 262 cas avaient été diagnostiqués, essentiellement dans la région de Macédoine, dont 191 cas avec atteinte du système nerveux central et 71 cas présentant une atteinte modérées (la plupart du temps un syndrome fébrile). Il y eu un total de 35 décès, tous chez des personnes très âgées souffrant de maladies sous-jacentes.

 

Pages

 
 

Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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