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CCHF

La fièvre de Crimée-Congo (FHCC) est causée par un virus transmis principalement par les tiques du genre Hyalomma. Ces tiques sont considérées comme réservoir du fait d’une transmission transovarienne et entre stades. Le virus de la FHCC circule dans un cycle tique-vertébré-tique. Seul l’humain présente des signes cliniques (syndrome grippal avec signes digestifs pouvant s’aggraver sous une forme hémorragique parfois mortelle). La transmission à l’humain se fait principalement par piqûre de tiques mais une transmission est possible par contact avec des fluides corporels d’humains ou d’animaux infectés virémiques (pas par le lait, ni par la consommation de viande). L’infection est asymptomatique chez les animaux, empêchant la mise en place d’une surveillance événementielle.

La FHCC est une maladie à déclaration obligatoire en santé humaine. Elle n’est pas réglementée au titre de la LSA au niveau européen en santé animale ni au niveau national (pas d’obligation de notification de la maladie au sein d’un élevage).

Malgré l’absence de réglementation de cette maladie en santé animale, une attention sur la situation de l’infection des animaux vis-à-vis de ce virus est pertinente dans une approche « une seule santé ».

Ses objectifs

  • Établir des lignes directrices pour la mise en œuvre d’actions de surveillance locale de Hyalomma ou de la FHCCC

  • Élaborer les supports et modalités de communication ad hoc pour permettre la promotion de ces lignes directrices.

A noter que si, à terme, une gouvernance et des financements d’un dispositif de surveillance de Hyalomma ou de la FHCCC venaient à être actés, les travaux du présent GP pourront être réutilisés.

Proposition d’actions 

  • Recensement des initiatives locales déjà réalisées, en cours de réalisation ou à venir si possible

  • Rédaction d’un protocole-type de surveillance qui permettra d’harmoniser les initiatives locales. Il inclura :

    • Des recommandations sur les modalités de prélèvements (période, modalités pratiques, nombre minimum, etc.),

    • Des recommandations sur la conservation et l’envoi des échantillons,

    • Des informations sur la protection des préleveurs et autres personnes en contact avec les tiques ou des fluides éventuellement contaminés,

    • Les contacts des laboratoires pouvant faire les identifications des tiques et les analyses virologiques

  • La rédaction de documents permettant le déploiement de ce protocole.

  • la mise en place de modalités de communication permettant de rendre accessible ces travaux.

  • Établir les modalités permettant le retour d’information sur la mise en œuvre du protocole type, dans le but d’une amélioration en continu et également d’envisager les modalités de valorisation concertée (méta-analyse) des résultats obtenus.

  • Ces travaux s’appuieront sur les documents déjà rédigés par le Cirad et le retour d’expérience sur les initiatives locales déjà menées. Ils concerneront à la fois les animaux détenus (ruminants, chevaux) et sauvages.

 

Le groupe projet est co-animé par des experts provénant du Cirad, de GDS France et de Santé publique France. L’équipe en appui transversal de la Plateforme ESA apporte un appui en continu pour la gestion des données. Ce groupe projet regroupe des experts techniques de : Adilva, Anses, CIRAD, CNR FHV, DGAL, FNC, GDS France, INRAE, MSA, OFB, Santé publique France, SNGTV, Système de santé des armées, Université de Corte.