Thématique Virus influenza chez le porc

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Présentation rapide du Virus influenza chez le porc  

Virus Influenza Porcins

Les virus influenza A  peuvent éventuellement avoir un impact sanitaire et économique majeur tant en santé publique humaine que vétérinaire. Ils peuvent aussi provoquer des zoonoses et ont un potentiel pandémique et panzootique.
Les infections à virus influenza porcins présents en France métropolitaine peuvent être enzootiques ou épizootiques. De plus, le Porc est considéré comme un réservoir de virus influenza humains et peut jouer le rôle d’hôte intermédiaire pour la transmission de virus influenza aviaires à l’Homme. Une émergence de nouveaux virus influenza porcins est aussi possible suite à leur introduction depuis un autre pays, à un passage inter-espèce, un réassortiment ou encore une mutation. La grippe porcine est un danger sanitaire de troisième catégorie (Code rural).
En France, suite à la pandémie de 2009, due à un virus H1N1 incluant des gènes issus de plusieurs virus influenza porcins, les professionnels de la filière porcine et les pouvoirs publics ont jugé nécessaire de disposer d’un système de surveillance épidémiologique des virus influenza A circulant chez le Porc. Un dispositif national de surveillance des VIP en France métropolitaine a ainsi été mis en place en avril 2011 et a été nommé Résavip (Réseau national de surveillance des virus influenza chez le porc) en octobre 2013.
Son objectif est d’approcher la diversité et la dynamique des virus influenza A circulant chez le Porc en France métropolitaine.

     
Rôle de la Plateforme Présentation du dispositif de surveillance


Le groupe de suivi Virus influenza porcins (GS-VIP) de la Plateforme ESA assure, depuis 2012, un appui scientifique et technique à Résavip, Ce GS-VIP est composé des partenaires nationaux et d’experts appartenant aux membres de la Plateforme ESA (www.plateforme-esa.fr) qui apportent leurs compétences (épidémiologie, informatique, virologie, etc.).

Depuis sa mise en place, le GS-VIP a réalisé les travaux suivants :
  • Définition des indicateurs de fonctionnement
  • Formalisation des indicateurs de situation sanitaire trimestriels et annuels
  • Formalisation du Bulletin d’information national trimestriel et annuel
  • Rapports d’activité 2013, 2014, 2015 et 2016
  • Définition d’un plan d’échantillonnage vers une surveillance basée en partie sur le risque
  • Evolution de ce plan d’échantillonnage (en cours)
  • Article dans le Bulletin épidémiologique Santé animale-Alimentation (n°63) sur les résultats de la surveillance réalisée en 2013
  • Enquête sur la gestion des kits de prélèvements en région en vue de proposer une optimisation nationale (en cours)
Résavip mène une surveillance événementielle (passive) qui se base sur la notification de suspicions cliniques de grippe en élevage porcin et l’identification des virus par analyses de laboratoire. Ce type de surveillance ne permet pas de fournir des estimations de la prévalence ou de l’incidence des VIP, ni d’en détecter de nouveaux à coup sûr dès leur apparition. Cependant, Résavip permet d’avoir une bonne connaissance des VIP présents en France métropolitaine et de leur répartition géographique.
Ce dispositif a la particularité d’être un réseau de surveillance d’un danger sanitaire non réglementé et d’être organisé au niveau national avec un déploiement opérationnel en région où il est coordonné par un animateur régional.
Chaque animateur régional gère la base de données régionale et les kits de prélèvements en lien avec le Service régional de l’alimentation (SRAl) et l’un des laboratoires d’analyses vétérinaires agréés par la DGAl pour le diagnostic des virus influenza A chez le Porc. Il les distribue à des vétérinaires volontaires ayant recueilli l’accord de l’éleveur pour investiguer des suspicions de grippe. L’anonymat des élevages prélevés est préservé.
 
Les prélèvements trouvés positifs en analyse de première intention par le laboratoire agréé sont adressés au Laboratoire national de référence Influenza Porcin (LNR-IP), Laboratoire de Ploufragan-Plouzané de l’Anses, aux fins d’identification du sous-type et du lignage d’appartenance des virus détectés. Ce laboratoire (LNR-IP/Unité Virologie immunologie porcines, en collaboration avec l’Unité Epidémiologie et bien-être porcin)  est également chargé de confronter, par des analyses statistiques, les résultats de virologie et les données récoltées en élevage par les vétérinaires, afin de décrire les différentes caractéristiques épidémiologiques associées aux infections détectées.
Résavip est animé et coordonné au niveau national par Coop de France.

Coop de France, la DGAl et l’Anses, les autres partenaires nationaux sont la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV) et l’Association française des directeurs et cadres des laboratoires vétérinaires publics d’analyses (Adilva) et la Fédération nationale des groupements de défense sanitaire (GDS-France).
 
Depuis 2011, Résavip, dispositif de surveillance des VIP tout à fait inédit en Europe, a permis d’augmenter considérablement le nombre annuel d’identifications virales et de progresser dans la connaissance des éléments épidémiologiques liés aux infections grippales en élevage porcin. La fédération des pouvoirs publics, des acteurs de la filière porcine, et des laboratoires d’analyses, de référence et de recherche autour d’un objectif commun a d’ores et déjà révélé l’intérêt d’un tel dispositif pour la surveillance de ces agents pathogènes aux conséquences économiques importantes en élevage porcin et à potentiel zoonotique.
Pour en savoir plus :
  • Description des objectifs et modalités de la surveillance menée par Résavip (lien)
  • Document d’accompagnement de prélèvements-Résavip (DAP-Résavip  version 3 de janvier 2014) (lien)
  • Poster présenté à la journée de la Plateforme-ESA le 16 juin 2015 (lien)

 
Organismes Internationaux
  • OIE (Organisation mondiale de la santé animale)
  • FAO EMPRES (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
 
​​Organismes Européens
  • ECDC (Centre Européen de prévention et contrôle de maladies)​
  • EFSA (Autorité Européenne de sécurité des aliments)
  • ​DG SANCO (Directorat General de santé et de consommateurs)
 
Organismes Nationaux
  • InVS (Institut de veille sanitaire)
  • Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)
Plateformes de veille Internet
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