Dispositif - Niveaux de surveillance

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Face à la situation actuelle de la tuberculose bovine, le réseau de surveillance Sylvatub a été constitué en 2011, afin d'estimer la présence de la tuberculose bovine dans la faune sauvage sur le territoire métropolitain.  Cet article présente les objectifs du réseau Sylvatub ainsi que les différentes mesures de surveillance à mettre en œuvre dans les départements en fonction du niveau de risque estimé (organisation, circuit d'information, ...).
 
Détecter la présence de la tuberculose bovine dans différentes espèces sauvages sensibles en France métropolitaine et son évolution
Suivre l'évolution du niveau d'infection chez les espèces sauvages sensibles dans les zones où elle a été détectée dans la faune sauvage
Partager des informations scientifiques et des connaissances techniques relatives à la tuberculose bovine dans la faune sauvage
Caractériser les souches de Mycobacterium bovis isolées chez les animaux sauvages sur l'ensemble du territoire français
 
Les différents acteurs du réseau SYLVATUB  ( DGAL, Anses, ONCFS, FNC, Adilva, GDS France, SNGTV, Association nationale des Lieutenants de Louveterie, Union nationale des associations de piégeurs agréés de France) se réunissent au moins une fois l’an dans le cadre du CNOPSAV (Comité National d’Orientation des Politiques en Santé Animale et Végétale) ou de son groupe de travail Tuberculose afin de définir les orientations souhaitables du dispositif.

L’animateur national ONCFS est chargé avec le co-animateur DGAL d'harmoniser les dispositifs de surveillance à l'échelle nationale, en apportant notamment un soutien technique et organisationnel à la mise en place des protocoles dans les départements ; les animateurs sont destinataires de toute information, fiche de collecte de prélèvements, résultat d'analyse concernant la tuberculose bovine dans la faune sauvage, afin de participer à l'analyse des résultats en collaboration avec les acteurs locaux et assurer un retour d'information auprès de la Cellule d’Animation Sylvatub (CAS). Cette cellule comprend des représentants de la DGAL, de l’Anses, de l’ONCFS, de la FNC, de GDS France ainsi  que  de l’ADILVA, et se réunit tous les deux mois afin d’effectuer  l’évaluation scientifique des situations et des dispositifs de suivi.


Réseau d'acteurs
La mise en œuvre de ce réseau est assurée par les Directions Départementales en charge de la Protection des Populations (DDecPP) qui jouent le rôle d’animateur local, en relation avec les Directions Départementales des Territoires (DDT), les Lieutenants de Louveterie, les chasseurs et les FDC, les services départementaux de l’ONCFS, piégeurs agréés et les laboratoires départementaux d'analyses vétérinaires, d'autres acteurs pouvant intervenir en fonction des départements.


Des modalités de surveillance adaptées au niveau de risque face à la tuberculose

Le programme Sylvatub définit trois niveaux de surveillance de la tuberculose dans la faune sauvage :

Niveau 3: Haut risque
    - présence de foyers bovins (prévalence élevée)
    - mise en évidence d'animaux sauvages infectés et/ou existence d'un réservoir primaire dans la faune sauvage
Niveau 2 : Risque intermédiaire
    - détection régulière de foyers bovins ou augmentation soudaine d'incidence
    - foyers de tuberculose bovine jugés disséminants
    - proximité de zones de niveau 3
Niveau 1 : Faible risque
    - tous les autres départements

Cas suspect = présence d'abcès interne,
Résultats positifs PCR ou culture en laboratoires départementaux
Cas confirmés :  Culture/PCR confirmés par le Laboratoire national de référence ; Résultats positifs sur sérologies sangliers.

 
1. Examen initial de la venaison des cerfs et sangliers : Niveaux 1, 2, 3
Détection de lésions suspectes sur des carcasses de grand gibier soumises à un plan de chasse, par des chasseurs formés à l'examen initial de la venaison.
Toute suspicion conduit au renseignement d'une fiche de commémoratifs (fiche d'accompagnement du gibier), à l'appel d'un référent chargé de valider la suspicion et de prendre en charge la carcasse et/ou les prélèvements à destination du laboratoire départemental le plus proche.

2. Surveillance des sangliers, cervidés et blaireaux prélevés par SAGIR : Niveaux 1, 2, 3
Une surveillance événementielle fondée sur le réseau SAGIR doit également être appliquée sur tout territoire national. Cette surveillance s'exerce dans le cadre du fonctionnement normal du réseau SAGIR.

3. Surveillance renforcée des cervidés, sangliers et blaireaux prélevés par SAGIR : Niveaux 2, 3
Dans les départements de niveaux 2 et 3 est prévu un renforcement du réseau SAGIR, qui concernera la collecte des animaux (effort de collecte sans tri préalable sur le terrain) et la recherche systématique de la tuberculose en laboratoire.

4. Surveillance renforcée des cadavres signalés sur les routes : Niveaux 2, 3
Dans les départements de niveaux 2 et 3 doit être mise en place une surveillance renforcée des cadavres trouvés au bord des routes, en particulier des cadavres de blaireaux. Ce dispositif sera mené pour les départements de niveau 2 en collaboration avec les agents de l'ONCFS ou des FDC, déjà impliqués dans le recensement des cadavres. Pour les départements de niveau 3, un appui doit être sollicité par les DDecPP auprès d'autres partenaires pouvant collecter des cadavres d'espèces sensibles accidentés. Une fois les cadavres repérés, la collecte des blaireaux s’effectue selon une procédure SAGIR en cas de collecte par un ITD SAGIR, et selon les procédures définies localement par le DDecPP dans les autres cas.

5. Surveillance active des blaireaux en périphérie des foyers bovins : Niveaux 2, 3
Dans les départements de niveaux 2 et 3 (exceptionnellement de niveau 1) pourra être mise en place, suite à une analyse de risque locale, un protocole de dépistage de la tuberculose chez les blaireaux vivant à proximité de foyers bovins. Ces prélèvements sont effectués sous l'égide des DDPP et/ou des DDT, par les lieutenants de louveterie, assistés de piégeurs agréés.

6. Surveillance active de la tuberculose dans la faune sauvage : Niveau 3
Cette modalité concerne les départements de niveau 3, où une contamination de la faune sauvage a déjà été mise en évidence et où une surveillance doit permettre de suivre plus précisément l'évolution de la contamination parallèlement à la mise en œuvre de mesures de gestions spécifiques. Dans les zones infectées (chez les bovins ou les animaux sauvages) de ces départements, il est nécessaire de mettre en œuvre durant plusieurs années un programme de surveillance active des blaireaux, de même qu’une surveillance des sangliers sur une zone plus étendue. Les zones à risque soumises à la surveillance active sont définies dans le cadre de l’Arrêté Ministériel du 7 décembre 2016 (relatif à certaines mesures de surveillance et de lutte contre la tuberculose lors de la mise en évidence de cette maladie dans la faune sauvage) et délimitées en fonction de la distribution spatiale des foyers ou terriers infectés.


Laboratoires de diagnostic

La méthode diagnostique de référence a longtemps été la culture bactériologique. Elle est remplacée depuis 2013 par la PCR sur pool ganglionnaire chez le Blaireau ( GG Pulmonaires et médiastinaux) ou GG sous-mandibulaire chez le Sanglier. Les laboratoires départementaux d'analyses qui ne seraient pas agréés pour cette méthode doivent réaliser les prélèvements adéquats sur les carcasses suspectes et les transmettre à un laboratoire d'analyse agréé de leurs choix.
Dans certains contextes (résultats douteux en PCR), une culture pourra être mise en œuvre afin d'obtenir une confirmation.
Les cultures positives sont typées et caractérisées (spoligotype et VNTR) par le Laboratoire National de Référence de l'Anses Maisons-Alfort.

A noter qu’à compter de 2016, les prélèvements systématiques sur cerfs ont été abandonnés, au profit d’une recherche évènementielle plus efficiente. De même, à compter de 2019, les PCR sangliers seront progressivement remplacées par des dosages sérologiques.


Gestion des données

Les données sont produites au niveau départemental par les acteurs locaux : chasseurs, référents, agents de l'ONCFS, techniciens des FDC, lieutenants de louveterie, piégeurs…, par le biais des fiches de commémoratifs accompagnant les prélèvements. Ces données sont retranscrites lors de la réception des prélèvements par laboratoires départementaux, et transmises sans délais aux DDecPP.
L'analyse des données est effectuée par l'animateur en DDecPP, en collaboration avec les acteurs locaux (FDC, coordonnateurs régionaux pour la lutte contre la tuberculose...). Une fois vérifiées/compilées par les DDecPP, les données doivent être adressées régulièrement ( tous les deux mois)  à l'animateur national qui les intégrera à une base de données nationale, sur la base d’un modèle de registre partagé entre les laboratoires départementaux et les DDecPP.

 
Des sessions de formations sont organisées :
   - pour les chasseurs : formation à l'examen initial de la venaison, délivrée par les formateurs référents du département,
   - pour les référents : formation à la réalisation des prélèvements, délivrée par les techniciens de laboratoires départementaux.


Suivi-évaluation
La restitution est effectuée par l'animateur National en collaboration avec les acteurs locaux, à travers une restitution directe, puis une publication des résultats sur le site internet de la Plateforme « Bilans et résultats », permettant à la fois de tracer les nouveaux cas positifs détectés, de même que la qualité des échantillonnages réalisés.

Dernière modification: 

2. janvier 2020 - 15:35
 
 

Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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