Europe

Cellule d'animation de la Veille sanitaire internationale

Tableau des foyers de l'IAHP H5N1 en Europe (mise à jour le 11 mai 2015)

               

Pays

Lieu

Date d’observation

Espèces

Sensibles

Cas

Morts

Détruits

Bulgarie

Burgas

22/01/2015

Pélican frisé

/

1

1

0

 

Burgas

30/01/2015

Poulets

22

22

20

2

 

Burgas

03/02/2015

Pigeon biset, Mouette rieuse

/

2

2

/

 

Silistra

23/03/2015

Pélican frisé

/

21

21

0

Roumanie

Constanta

25/03/2015

Pélican frisé

250

64

64

0

Russie

Makarkin

17/04/2015

Pélican frisé

/

5

5

0

Turquie

Kastamonu

23/04/2015

Oiseaux domestiques

4268

4268

185

4083

Source : OIE WAHID

aethinaMise à jour 2 septembre 2015
Marie-Pierre CHAUZAT

Depuis le début de l’année 2015, aucun foyer d'A. tumida n'a été observé en Italie (ni en Calabre, ni en Sicile). De nombreuses divisions de colonies ont été réalisées au printemps dans la zone de protection en Calabre (20 km de rayon) pour éviter l'essaimage naturel des colonies, pouvant constituer des réservoirs sauvages de l’agent. Tous les essaims artificiels ont été examinés pour détecter A. tumida et aucun coléoptère n'a été observé. Entre avril et mai 2015, environ 300 essaims sauvages (naturels) ont été récupérés et examinés. Aucun A. tumida n'a été détecté dans ces essaims.

La carte actuellement disponible sur le site du laboratoire national de référence italien date du 7 juillet 2015. Elle sera actualisée prochainement.

écureil multicoloreMuriel Coulpier, Stéphan Zientara
UMR 1161 INRA-ANSES-ENVA, Virologie, Equipe Neuro-Virologie des Zoonoses, Maisons-Alfort
photos: François Moutou

L’ECDC (European Center for Disease Prevention and Control) a récemment rapporté le cas de trois détenteurs d’écureuils multicolores (Sciurus variegatoides) décédés des suites d’une encéphalite. Les trois patients, âgés de 62 à 72 ans, tous originaires de Basse Saxe (Allemagne), ont été hospitalisés dans un service de neurologie où leur état s’est rapidement détérioré malgré l’administration de soins intensifs.

 

La recherche d’un agent pathogène responsable s’est d’abord avérée infructueuse. L’institut Friedrich Loeffler (Ile de Riems, Allemagne) a alors procédé à une analyse par approche métagénomique (recherche sans à priori de séquences génomiques d’agents pathogènes) des tissus provenant d’un écureuil mort appartenant à l’un des patients. Cette approche a révélé des séquences apparentées au virus de Borna.

David Stanley. Flickr. Creative commons. https://www.flickr.com/photos/davidstanleytravel/11403229313/in/photolist-inEwMX-aztMEo-5P1qq8-fXboC8-mvmxLL-Y3Cbo-4cbbWQ-dVi469-89XtpE-pHDgy5-naFy2V-72KTLY-6mSXd3-7HuMEM-9nNmA8-e9dziE-dnC5eU-6Usj3R-egQn3o-e9cnPk-7RRykT-drzRyG-dTi4Q3-dyHJNL-oYGPZZ-dqoqhe-aEva7u-Y3BVf-pJKvSt-j9oTcC-bBZPL8-aFwTK2-eNodg2-3J322V-dnzAXN-p3TqzQ-q6cear-9FJpBw-f69WJ7-yeKNv-7TjUzy-pRvzSV-qYuJib-o94tqW-2QcpLc-Awqsd-qaQjeL-a28z6L-4rE5Bf-qEQ9ENUn foyer d’influenza aviaire hautement pathogène à virus A(H5N1) (IAHP H5N1) a été identifié en Bulgarie chez des Pélicans frisés (Pelecanus crispus) dans la réserve naturelle de Srebarna, région de Silistra, à la frontière avec la Roumanie. Ce foyer est à mettre en relation avec le foyer récemment décrit en Roumanie, à environ 200 kms à vol d’oiseau.

Le génome du virus a été mis en évidence par RT-PCR chez deux pélicans appartenant à un groupe de 21 pélicans trouvés morts le 24 mars 2015. La réserve naturelle de Srebarna est une zone humide à proximité du Danube hébergeant 179 espèces d’oiseaux sauvages et sur une route de migrations des oiseaux entre l’Europe et l’Afrique (Figure 1).

8699201583 a550b291b6 zLe 25 mars 2015, l’administration de la Danube Delta Biosphere Reserve informait les autorités sanitaires roumaines de la découverte de 64 pélicans (Pelecanus crispus) morts - sur une population évaluée à 250 individus - sur l’île Ceaplace du lac Sinoe (figure 1). Cette île héberge la troisième plus grande colonie de pélicans frisés d’Europe.

A part les pélicans trouvés morts, aucun signe clinique n’a été observé dans l’avifaune sauvage de cette réserve. Il n’y a pas d’élevage avicole dans un rayon de 10Km autour de l’île.

brebisElena Arsevska (1, 2) (elena.arsevska@cirad.fr), Thomas Balenghien* (1, 2), Emmanuel Bréard* (3), Claire Garros* (1, 2), Renaud Lancelot* (1, 2), Corinne Sailleau* (3), Stéphan Zientara* (3)
(1) Cirad, UMR CMAEE, Montpellier, France ; (2) Inra, UMR 1309, Montpellier, France ; (3) UPE, Anses, Laboratoire de santé animale, UMR 1161 Anses, INRA, ENVA, Maisons-Alfort, France
* par ordre alphabétique, article écrit dans le cadre de la Veille sanitaire internationale de la Plateforme ESA

L’année 2014 a été caractérisée par une situation épidémiologique nouvelle vis-à-vis de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en Europe. Suite à la première notification de foyers de sérotype 4 (BTV-4) en Grèce dans la région du Péloponnèse (mai 2014), onze pays de la région des Balkans ont été touchés par l’épizootie de BTV-4 avec un total de 6 485 foyers déclarés. Fin novembre 2014, en Italie, 25 foyers dus au BTV-4 avaient été confirmés. Une diffusion du virus BTV-1 a de plus été observée dans la partie continentale du pays. En Espagne, les premières suspicions impliquant une souche différente de BTV-4 ont été déclarées en septembre 2014. Aucun lien épidémiologique n’existe cependant avec l’épizootie dans les Balkans. Début décembre, 351 foyers avaient été déclarés en Espagne en dehors de la zone de restriction pour le BTV-4. Par ailleurs, sept foyers de BTV-1 ont été déclarés dans le sud du pays. Au vu des stratégies de lutte appliquées par les pays touchés, il ne fait aucun doute que la vaccination de masse reste le seul moyen réellement efficace de lutte contre la FCO. Les traitements insecticides des animaux permettent au mieux de limiter la transmission et ralentir la diffusion, sans la stopper.

DSC 7442

Depuis juillet 2014, une augmentation du nombre de déclarations d’avortements a été observée en Belgique (Wallonie). Il s’agit d’avortements de fin de gestation (>7mois) ou de mises-bas de veaux ictériques et apathiques, présentant parfois une splénomégalie (SAIS -Syndrome Avortement-Ictère-Splénomégalie). Les cas sont observés de manière sporadique, avec souvent un seul cas dans l’élevage. Aucun signe clinique n’est généralement observé chez la mère.

 

 

https://www.flickr.com/photos/aecintx/3280062650/in/photolist-aSQUcp-aSQUae-dDcvs2-3oJdgK-ch7i6y-kYwUSR-pBJMsL-7iAXip-a8kMNB-5ZRbhu-5ZRbmj-4BxNfR-6CY9z4-3gBB7y-o3qnmR-mxWCD1-gZdD1w-as6e4-k4o2XN-9jiHCi-5CmUyo-9tdiK6-9xPUF1-58Ud9n-pUdfRf-8dhchi-4yuyD2-pBFBqW-8djL3A-dVHdyo-pBDxgi-9p6xER-4EQhks-HncQj-4sePNh-oXhzq3-g7CJ8z-oXkCcZ-6RZkVS-kSaRkY-8dkML7-pV6zu8-e3XLib-dLuiDK-8dktSE-dnL9qr-cJv1Yb-bdnZxB-97cGkx-69QFKZLe 23 février 2015, une suspicion d’influenza aviaire a été signalée au Bureau national pour la sécurité de la chaîne alimentaire en Hongrie. Des signes neurologiques, un écoulement nasal et une mortalité accrue ont été observés dans une exploitation de 22 000 canards à Füzesgyarmat, dans le comté de Békés (à proximité de la frontière avec la Roumanie).

Le 24 février, le Laboratoire national de référence hongrois a confirmé la souche H5N8. Les séquences partielles HA et NA du virus H5N8 hongrois ont montré des similitudes avec les séquences des virus H5N8 EU et asiatiques.

La source d’infection reste actuellement inconnue. Le comté de Békés est une région agricole avec des réseaux d'eau et une présence importante d’oiseaux migrateurs.

Pour rappel, en 2006 et 2007, la Hongrie a connu plus de 15 foyers de H5N1 au sud du pays.

https://www.flickr.com/photos/aigle_dore/7052761747/in/photolist-bKefmt-66oaa-bKedbT-e5okan-7ANrpK-mTA66F-f5RqZ7-8ipwZ2-ax1Bi-9P5Qtg-jqkiL8-reTve-hPtPyE-6J3MhX-9BQLxe-5TqaNa-JfqWN-gxS67R-hrc2rF-5Yp4Df-9RuiQn-8u6W3E-8C7cVB-a4Wgjp-4zrgqx-pgdj-MEqSC-6Bt87d-63qFGF-9vwCGa-8HhMRx-bCND41-e8PKGS-CchP3-4ybgcc-47g8Ke-6pWrQ3-dvivV-kw6uq-mAfkve-6JGHAN-2ZunJx-dykcFR-9FssE8-a9n4s2-dbUjTL-e8NUaW-HRLah-7bGCj-5ks9KJKarine LAROUCAU (1), Claire PONSART (1), Nora MADANI (1), Marie GRANDCOLLOT-CHABOT (2), Stéphan ZIENTARA (3)

(1) Anses, Laboratoire de Santé animale, Unité Zoonoses Bactériennes, Maisons-Alfort, France ; (2) Direction générale de l’alimentation, Bureau de la santé animale, Paris, France ; (3) UMR 1161 Anses-INRA-ENVA Virologie, Maisons-Alfort, France

Dans le cadre d’analyses de routine pour une exportation, un cheval d’un établissement de Basse Saxe a été diagnostiqué positif pour la morve des équidés suite au test de fixation du complément réalisé sur un sérum datant du 26 novembre 2014. Ce résultat a été confirmé par le laboratoire de référence OIE localisé à Iéna, en Allemagne.

L’animal, qui ne présentait pas de signes cliniques, a été euthanasié le 13 décembre 2014. Les organes mis en culture se sont tous révélés négatifs. L’analyse par immunohistochimie de prélèvements de peau a donné des résultats douteux, tandis que l’analyse par PCR de ces mêmes échantillons a confirmé la présence de l’agent de la morve, Burkholderia mallei.

Ce cas a fait l’objet d’une notification à l’OIE le 30 janvier 2015.

poule fred flickrMarisa Peyre (1,2) (marisa.peyre@cirad.fr), Nicolas Gaidet (1), Alexandre Caron (1,3), Julien Cappelle (1,2,4) Annelise Tran (1,5), François Roger (1)

(1) Cirad, Unité de recherche AGIRs, Montpellier, France

(2) Plateforme régionale GREASE, Bangkok, Thaïlande

(3) Plateforme RP-PCP, Harare, Zimbabwe

(4) Institut Pasteur, Phnom-Penh, Cambodge

(5) Cirad, UMR TETIS, Maison de la télédétection, Montpellier, France

 

Des foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de type H5N8 ont été notifiés en novembre 2014 dans des élevages avicoles d’Europe du Nord. Cette souche est similaire à celle présente en Asie depuis 2010, sans cas humains déclarés. Elle s’apparente au virus IAHP H5N1 circulant toujours sous un mode endémique en Asie depuis 2003 et qui a infecté plus de 650 personnes avec un nombre probable de personnes exposées de plusieurs millions. Les risques de transmission du virus IAHP H5N8 sur de longues distances par les oiseaux sauvages ne peuvent être négligés, mais doivent être examinés de façon comparative aux autres voies d'introduction comme le commerce international de volailles. La gestion des risques liés aux virus H5 doit s’appuyer sur des études relatives aux mobilités animales et humaines et à des méthodes d’évaluation innovantes des systèmes de surveillance et de contrôle.

Pages

 
 

Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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