Abeilles


Mise à jour 21/10/2015

Un  17ème foyer d’A. tumida a été observé en Calabre et confirmé le 15 octobre 2015. Il est situé dans la province de Reggio di Calabria. Des adultes de petits coléoptères des ruches ont été observés à nouveau dans les colonies.

Après la parution de la troisième édition nationale du Bulletin Résabeilles, nous vous invitons à découvrir les bilans départementaux de ce programme de surveillance, réalisé en France dans le cadre du projet européen Epilobee.

Six départements ont participé à ce projet d’ampleur : Bouches-du-Rhône, Cantal, Drôme, Finistère, Indre-et-Loire et Haut-Rhin. Au total, plus de trois cents ruchers ont été suivis au cours des campagnes 2012-2013 et 2013-2014, en matière de mortalité (annuelle, hivernale et en saison), des troubles des abeilles et des mouvements du cheptel.
Les apiculteurs, les intervenants apicoles, les groupements de défense sanitaire, les laboratoires départementaux ainsi que les DDecPP ont participé à cette grande étude.
Nous les remercions chaleureusement.

abeille chaval brasilLe programme de surveillance Résabeilles – réalisé en France dans le cadre du projet européen EPILOBEE - a permis d’évaluer la mortalité hivernale, la mortalité en saison et la mortalité annuelle des abeilles dans plus de trois cents ruchers au cours des campagnes 2012-2013 et 2013-2014.

Le bilan de ce projet d’ampleur est publié dans le Bulletin Résabeilles n°3.

De nombreux acteurs – du terrain jusqu’au laboratoire – ont participé à cette grande étude : les apiculteurs, les intervenants apicoles, les groupements de défense sanitaire, les laboratoires départementaux ainsi que les DDcsPP.

Le résultat de ce travail peut être consulté ici.

Ruche Olibac flickrLe petit coléoptère des ruches - classé danger sanitaire de première catégorie – sévit depuis septembre 2014 en Italie du sud. Considéré jusque-là comme exotique dans l’Union Européenne, ce parasite constitue désormais une réelle menace pour l’apiculture française, vu la proximité géographique avec la France des foyers identifiés et l’importance des échanges commerciaux intracommunautaires.

Afin de préserver le territoire national - jusqu’à présent épargné - de toute infestation, un dispositif de surveillance a été mis en place, dont vous trouverez les modalités dans la note de service produite par la DGAL s'appuyant entre autres sur les travaux conduits par le groupe Aethina de la plateforme ESA.

Vous trouverez également en annexe une fiche de signalement téléchargeable, à l’attention des apiculteurs, ainsi qu’une note d’information rappelant les signes distinctifs d’Aethina tumida, son cycle biologique, les critères de suspicion et les démarches à entreprendre en cas de suspicion d’infestation.

aethinaMise à jour 2 septembre 2015
Marie-Pierre CHAUZAT

Depuis le début de l’année 2015, aucun foyer d'A. tumida n'a été observé en Italie (ni en Calabre, ni en Sicile). De nombreuses divisions de colonies ont été réalisées au printemps dans la zone de protection en Calabre (20 km de rayon) pour éviter l'essaimage naturel des colonies, pouvant constituer des réservoirs sauvages de l’agent. Tous les essaims artificiels ont été examinés pour détecter A. tumida et aucun coléoptère n'a été observé. Entre avril et mai 2015, environ 300 essaims sauvages (naturels) ont été récupérés et examinés. Aucun A. tumida n'a été détecté dans ces essaims.

La carte actuellement disponible sur le site du laboratoire national de référence italien date du 7 juillet 2015. Elle sera actualisée prochainement.

Le 30 mars 2015, une suspicion de présence d'Aethina tumida dans un rucher en Suisse (canton d'Uri) a été diffusée, notamment via Internet. Le Laboratoire de référence européen et le laboratoire national français pour la santé des abeilles (Anses - Laboratoire de Sophia-Antipolis) ont reçu des échantillons issus des colonies suspectes. L'analyse des échantillons de larves sur la base de critères morphologiques et moléculaires montre qu'il ne s'agit pas d'Aethina tumida.

A ce jour, il n'y a donc pas de détection d'Aethina tumida en Suisse.

8648890009 0954e0abfb zAfin de renforcer le dispositif de vigilance suite à l’introduction du petit coléoptère des ruches (Aethina tumida) dans le sud de l’Italie, des formations sont organisées par le Laboratoire National de Référence sur les Maladies des Abeilles (Anses, Sophia Antipolis) en partenariat avec la DGAl. La vigilance vis-à-vis d’A. tumida a été intégrée dans la thématique 'Abeilles' de la Plateforme ESA. 

Ces formations sont destinées aux personnes impliquées dans la surveillance et dans la mise en place des mesures de police et de prophylaxie sanitaire. L’objectif était de former un réseau de « formateurs », relais des informations à l’échelle locale.

piegeDepuis septembre 2014, le petit coléoptère des ruches, Aethina tumida, sévit en Italie du sud : 61 foyers ont  été découverts en Calabre et en Sicile, selon le dernier bilan officiel du 16 mars 2015. Ce ravageur, appartenant au Danger sanitaire de 1ère catégorie, constitue une menace redoutable pour la santé des abeilles d’Europe. Sa propagation au-delà des actuelles zones de protection et de surveillance aurait de graves conséquences sanitaires et économiques. La France, dont le territoire est actuellement indemne, est particulièrement exposée à ce risque, étant donné l’importance des échanges apicoles avec l’Italie.
Vous pouvez télécharger ICI la sollicitation à se déclarer adressée aux apiculteurs par GDS France, la FNOSAD et ADA France :

Les modalités de surveillance des mortalités massives et des maladies classées dangers sanitaires de première catégorie des abeilles sont déclinées dans une nouvelle note de service (NS 2014-899 du 14/11/2014) publiée hier sur le site du ministère de l'agriculture B.O. Agri. Cette note abroge et remplace la note de service 2012-8113 du 6 juin 2012.
Le dispositif de surveillance rénové a pour objectifs supplémentaires :

  •   de prendre en compte les mortalités massives aiguës survenant pendant l'hiver et les pertes de colonies sans tapis d'abeilles ;
  •   d'élargir le réseau de surveillance aux organisations sanitaires apicoles ;
  •   d'actionner rapidement des enquêtes approfondies en cas de  mortalités « groupées » ;
  •    d’intégrer dans le cadre des investigations, les intoxications potentielles liées aux produits vétérinaires et biocides utilisés en élevage ;
  •    d'améliorer l'information des apiculteurs et de leurs partenaires en ce qui concerne les résultats des enquêtes réalisées.

Par ailleurs, cette note pourra évoluer en fonction d'un bilan d'étape prévu courant 2015.

Le lien pour accéder à la note https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/instruction-2014-899

 

PT004310Ahead of print    Figure 3 webFigure 2 web

Marie-Pierre Chauzat (1,2) (marie-pierre.chauzat@anses.fr), Stéphanie Franco (1), Véronique Duquesne (1), Marie-Pierre Rivière (1), Richard Thiéry (1), Fayçal Meziani (3), Pascal Hendrikx (2), Magali Ribière-Chabert (1), Franco Mutinelli (4)

          (1)    Anses, Unité de pathologie de l’abeille, Laboratoire national de référence sur les maladies des abeilles, Laboratoire de référence de l’Union européenne pour la santé de l’abeille, Sophia Antipolis, France
          (2)    Anses, Unité de coordination et d’appui à la surveillance, Maisons-Alfort, France
          (3)    Direction générale de l’alimentation, Sous-direction de la santé et de la protection animale, de la qualité et de la protection des végétaux, Paris, France
          (4)    Istituto Zooprofilattico Sperimentale delle Venezie, Centro di referenza nazionale per l’apicoltura, Legnaro (Padova), Italie

Jusque-là absent du territoire européen, la présence d'Aethina tumida (petit coléoptère des ruches) a été notifiée dans le Sud de l'Italie en Calabre le 5 septembre 2014 suite à la découverte du ravageur par l'équipe du professeur Palmeri (Palmeri et al. under press). Des larves et des adultes d'A. tumida ont été mises en évidence dans un rucher de trois colonies situé dans un verger de clémentiniers à proximité d'un important port maritime international (Figure 1). Le diagnostic morphologique a été réalisé localement puis confirmé par le laboratoire national de référence (LNR) italien à Padoue. L'identification a été également confirmée par le Laboratoire de référence de l'Union européenne (LR-UE) pour la santé de l'abeille au moyen de méthodes moléculaires.

Pages

 
 

Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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