2012

Les partenaires de la Plateforme ESA se sont fortement mobilisés en réponse à l’émergence du virus SBV pour concevoir et mettre en œuvre des enquêtes afin d’apporter des premiers éléments de connaissance clinique et épidémiologique sur ce nouveau virus.

 

Impact du SBV en élevage

 Enquêtes d'impact réalisées par les GDS

Les GDS ont réalisé des enquêtes dans plus de 1 000 élevages atteints afin d’estimer l’impact du SBV congénital.

A la mi-septembre 2012, 510 élevages bovins avaient été enquêtés ; en moyenne, sur l’ensemble des veaux nés à la date de réalisation de l’enquête dans ces élevages, 7 % avaient présenté des troubles pouvant être rapportés au SBV. A la mi juin 2012, 574 élevages ovins avaient été enquêtés, en moyenne, sur l’ensemble des agneaux nés à la date de réalisation de l’enquête dans ces élevages, 15 % avaient présenté des troubles pouvant être rapportés au SBV.

En savoir plus

Résultats détaillés de l'enquête chez les bovins

Résultats détaillés de l'enquête chez les ovins

Consulter le questionnaire d’enquête pour les élevages de petits ruminants

Consulter le questionnaire d’enquête pour les élevages bovins

 

Dominguez M, Calavas D, Jaÿ M, et al. Preliminary estimate of Schmallenberg virus infection impact in sheep flocks, France. Vet. Rec., 2012, 171(17), 426. http://veterinaryrecord.bmj.com/content/171/17/426.2.full

 

Impact du SBV sur la proportion d'éleveurs de bovins ayant déclaré des avortements 

L'analyse des données de déclaration des avortements collectées dans le cadre de la surveillance de la brucellose n’a pas mis en évidence d’évolution significative de la proportion d’élevages ayant fait l’objet d’au moins une déclaration d’avortement au cours du 2ème semestre 2011 par rapport au 2ème semestre 2010 dans les départements ayant fait l’objet de déclarations de cas de SBV congénital au cours du 1er semestre 2012 par rapport aux autres départements. Résultats détaillés

 

Impact du SBV dans les élevages ovins allaitants

Deux études réalisées par GDS France et l'Institut de l'Elevage, ont permis de décrire la forte variabilité des impacts du virus et d'estimer leurs conséquences à l'échelle de l'élevage. 70% des élevages ovins étaient faiblement à moyennement impactés (perte de moins de 2 % de marge brute à la brebis). Résultats détaillés

Crédit photo : Flikr Marcelline21/www.flickr.comLe sérotype 14 du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) a été détecté en automne 2012 chez des bovins asymptomatiques, dans le nord-est de l’Europe (Estonie, Lituanie, Lettonie, Pologne). Il s’agit de la première notification en Europe de ce sérotype qui circule dans l’ouest de la Russie. Les segments séquencés de la souche isolée présentent une forte homologie avec une souche de référence et vaccinale sud-africaine. Considérant que la détection de ce sérotype résulte vraisemblablement de l’utilisation illicite d’un vaccin à virus vivant atténué et non de la circulation d’une souche virulente, le BTV-14 ne fait actuellement l’objet d’aucune mesure de restriction spécifique à l’échelle communautaire (zones de restriction pour la FCO). Cependant, la surveillance de la FCO a été renforcée dans les pays concernés afin de détecter toute circulation active du BTV-14 [En savoir plus].

Ces dernières années, des élevages bovins ont été découverts infectés de tuberculose bovine plusieurs fois à quelques années d’intervalle et ce malgré un assainissement par abattage total. A la demande de la DGAL, une mission d’investigation de ces cas de recontamination a eu lieu durant l’été 2012 en Côte-d’Or et en Dordogne. Le rapport de mission est désormais disponible en ligne.

Une bonne mise en œuvre des opérations d’assainissement et de repeuplement des foyers ainsi que de prophylaxie des troupeaux a été mise en évidence. Le renforcement de la biosécurité en élevage et la limitation des contacts directs et indirects (via notamment les points d’eau et d’alimentation au pâturage) entre faune sauvage et bovins ont été identifiés comme une priorité. Ce changement nécessaire des pratiques d’élevage se heurte à de fortes contraintes socio-économiques. Enfin, la gestion cynégétique du sanglier et les modalités de piégeage des blaireaux sont également des points à améliorer pour aboutir à l’éradication de l’infection.

Télécharger le rapport complet

altLa surveillance du SBV congénital conduite chez les bovins du 4 janvier au 31 août 2012, coordonnée par la DGAL, a permis d’identifier à la clôture de la surveillance 2 019 exploitations atteintes. Le quart nord-est du territoire a été le plus touché par le SBV congénital au cours de l’hiver 2011-2012. Certaines grandes zones de production bovine ne semblent pas avoir été fortement exposées au virus en 2011 [Télécharger le rapport].

La surveillance des formes congénitales de SBV survenues à partir du 1er septembre 2012, coordonnée par GDS France, permet de suivre l’évolution de l’épizootie.

Le déploiement de la surveillance du SBV congénital est la première expérience de réponse à une émergence vraie dans le cadre de la Plateforme ESA. Cette expérience montre le potentiel d’adaptabilité et de réactivité de la réponse permise par la configuration Plateforme, ainsi que la nécessité d’un pilotage et d’une animation des dispositifs de surveillance au plus près du terrain. 

altDans le cadre du dispositif pilote d’épidémiosurveillance apicole mis en place dans le département de la Drôme en 2011, 42 ruchers ont fait l’objet d’une visite sanitaire à la sortie de l’hivernage au printemps 2012. Ces visites avaient pour objectif de décrire l’état sanitaire des ruchers, d’objectiver l’importance de la mortalité hivernale des colonies, d’estimer la prévalence de l’infection par Nosema spp et la prévalence de l’infection clinique par certains agents tels que le virus du couvain sacciforme, la loque européenne et la loque américaine.

Le taux moyen de mortalité hivernale des colonies a été estimé comme étant compris entre 16 et 28 % des colonies (IC95%). Le taux de ruchers infectés par Nosema ceranae a été estimé comme étant compris entre 32 et 64 % des ruchers (IC95%) et, dans les ruchers infectés, le taux de prévalence moyen intra-rucher de l’infection par Nosema ceranae a été estimé comme étant compris entre 33 et 48 % des colonies (IC95%) [Consulter l’intégralité des résultats].

Les résultats obtenus démontrent l’intérêt d’un tel dispositif. Nous remercions l’ensemble des partenaires ayant participé à la mise en œuvre opérationnelle de cette surveillance pilote. Le dispositif est désormais étendu à six départements français et mis en place selon un protocole analogue dans plusieurs pays européens [En savoir plus].

PT004310 Jean-Baptiste Perrin (1), Jérôme Languille (1), Corinne Sailleau (2), Emmanuel Bréard (2), Alexandra Desprat (2), Cyril Viarouge (2), Stéphan Zientara (2)

(1) Direction générale de l’alimentation, Bureau de la santé animale, Paris, France
(2) Anses, Laboratoire de santé animale de Maisons-Alfort, France

Surveillance de la fièvre catarrhale ovine en 2012 : recouvrement du statut indemne en France continentale

La fièvre catarrhale ovine (FCO) est apparue dans le nord de la France à la fin d’année 2006 puis s’est rapidement propagée sur l’ensemble du territoire jusqu’à infecter plus de 30000 élevages français en 2008. Depuis, l’ensemble de la France continentale était considérée comme une zone unique de protection vis-à-vis des sérotypes 1 et 8 considérés comme endémiques. Après plusieurs campagnes de vaccination obligatoires (2008-2010) puis volontaires (2010-2012), le nombre de foyers a été drastiquement réduit. En 2012, les dispositifs de surveillance événementielle et programmée ont permis de démontrer pour la deuxième année consécutive l’absence de circulation virale sur l’ensemble du territoire continental. Le dernier foyer de FCO ayant été détecté en juin 2010, les autorités françaises ont pu déclarer, conformément à la réglementation européenne, le territoire continental indemne de FCO le 14 décembre 2012. Lire l'article 

photo plaquette sbv petiteDeux études ont été coordonnées par GDS France et réalisées par l'Institut de l'Elevage, avec l'appui des GDS départementaux et d'un comité de pilotage pluridisciplinaire :

- Une enquête détaillée réalisée dans 20 élevages ovins fortement touchés par le virus de Schmallenberg durant l'hiver et le printemps 2012 et situés dans le Nord, l'Est et le Centre-Ouest;

- L'analyse, dans le cadre de la Plateforme ESA, des impacts recensés dans 348 troupeaux lors des enquêtes descriptives effectuées par les GDS dans les élevages atteints.

L'analyse croisée des résultats de ces deux études a permis de décrire la forte variabilité des impacts du virus et d'estimer leurs conséquences à l'échelle de l'élevage.   Consulter la synthèse de ces études

Crédit photo : Meneer Z/ www.flickr.com

Afin de décrire les signes cliniques de l’infection aigüe par le virus SBV chez les bovins, une étude clinique a été conduite par des vétérinaires praticiens sous la coordination de la SNGTV pendant la saison d’activité des vecteurs en 2012.

Les signes cliniques ont été décrits chez des bovins adultes dans 12 troupeaux pour lesquels une confirmation biologique du passage du virus SBV concomitant aux signes a été obtenue.

Le taux moyen d’atteinte clinique s’élève à 20 % des vaches en production. La récupération de l’état général a lieu en général au 4ème ou 5ème jour. Les signes les plus fréquemment observés sont une hyperthermie (39,5 à 42°C) (les 12 troupeaux), une anorexie (neuf troupeaux), une chute de production (animaux présentant une chute de production de plus de 50% dans six troupeaux) et des signes digestifs (diarrhée aigüe profuse) (cinq troupeaux). Des pertes embryonnaires et fœtales en début de gestation ont également été observées dans les élevages faisant l’objet d’un suivi de reproduction. Télécharger l'article

Crédit photo : Staflo/ www.flickr.comFin octobre, le laboratoire référence de Teramo a confirmé un foyer de fièvre catarrhale ovine à sérotype 1 en Sardaigne.

Le virus BTV-1 avait déjà circulé sur l’île en 2006-2010 [en savoir plus].

[Zones réglementées pour la FCO en Europe

 

 regis15La surveillance de la maladie de Schmallenberg (surveillance clinique des formes congénitales "SBV congénital") définie dans le cadre des travaux de la Plateforme nationale d'épidémiosurveillance en santé animale (Plateforme ESA), pilotée par la Direction Générale de l'Alimentation (DGAL), a été levée le 31 mai 2012 pour les petits ruminants et le 31 août 2012 pour les bovins. La reprise de la circulation virale est établie sur notre territoire depuis mai 2012 et on note l'apparition de foyers de SBV congénital ovins dans plusieurs départements depuis septembre 2012. Dans ce cadre, les six membres titulaires de la Plateforme ESA ont validé la mise en place d'une surveillance des formes congénitales liées à une circulation virale en 2012. Cette surveillance mise en place à partir du 1er novembre est coordonnée par GDS France. Elle prendra en compte les cas avérés à partir du 1er septembre 2012.   

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Télécharger la fiche de commémoratifs pour la Zone 1

Télécharger la fiche de commémoratifs pour la Zone 2

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Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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