Dernières actualités sur la Fièvre Q

Début juin 2017, un infectiologue du Centre hospitalier de Niort signale à Santé publique France une augmentation inhabituelle de cas de fièvre Q hospitalisés dans son service. Dans ce contexte, un questionnaire exploratoire  a été administré aux cas. En parallèle, des enquêtes épidémiologiques vétérinaires ainsi que des prélèvements sur les animaux et dans l'environnement ont été réalisés dans le cadre de la Plateforme ESA dans les élevages de la zone identifiée. Au total, 11 cas humains confirmés sont survenus entre le 15 avril et le 13 juin. Les 11 cas étaient domiciliés majoritairement sur Niort et alentours dans un rayon de 20 km. Les enquêtes et prélèvements réalisés en élevage n’ont pas permis d’identifier un ou des troupeaux à l’origine des contaminations humaines. Ils ont en revanche permis de mettre en évidence la circulation de la bactérie dans près de la moitié des troupeaux testés, confirmant les données épidémiologiques connues. Des courriers et une réunion d'information ont été envoyés aux éleveurs pour les informer des résultats de l'enquête, les sensibiliser à la maladie et proposer des recommandations sur les pratiques d'épandages, de vaccination et de déclaration des avortements.

Des cas humains groupés de fièvre Q sont régulièrement détectés en France, donnant lieu à des investigations en élevage. Les foyers de cas humains sont le plus souvent associés à la présence de petits ruminants (ovins et caprins), à une proximité entre les populations animales et humaines, et de manière privilégiée en cas de mises-bas et d’avortements en raison de la forte excrétion au cours de cette période. La transmission est principalement aérienne à partir d’aérosols infectieux dans l’environnement.
Dans ce contexte, une plaquette de sensibilisation vis-à-vis de la fièvre Q à destination des éleveurs a été élaborée par un groupe de travail multi-partenarial réunissant des acteurs de la santé animale et de la santé humaine. 
La plaquette disponible en téléchargement ci-dessous récapitule les principales mesures de gestion qui peuvent être proposées en élevage. Celles-ci prennent en compte à la fois la grande résistance de la bactérie dans l’environnement et sa forte capacité de dissémination y compris à distance des exploitations

Télécharger la plaquette
 

Un dispositif de surveillance événementielle de la fièvre Q chez les ruminants domestiques a été mis en place en septembre 2012, pour une durée de trois ans, dans dix départements pilotes (Hautes-Alpes, Aveyron, Finistère, Indre-et-Loire, Loire, Mayenne, Nièvre, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Deux-Sèvres), afin de mieux connaître la situation de cette maladie sur le territoire. L’objectif principal de cette surveillance en élevage de ruminants est d’évaluer la proportion d’élevages considérés comme « cliniquement atteints de fièvre Q », parmi les élevages présentant des avortements répétés, et ce pour les trois espèces de ruminants domestiques.
Une enquête sérologique a également été menée dans ces départements. L’objectif était d’estimer, pour les trois espèces de ruminants et hors de tout  contexte vaccinal, la proportion des élevages ayant au moins un animal séropositif et d’estimer dans ces  élevages la  proportion d’animaux séropositifs, parmi les femelles ayant déjà mis bas.

Télécharger les résultats de cette étude

 

Un épisode de fièvre Q est survenu dans la région Provence – Alpes – Côte d’Azur au mois de mai 2014. Des pneumopathies signalées à la cellule inter-régionale d’épidémiologie Sud par le centre hospitalier de Valréas, chez des sujets jeunes, ont déclenché des investigations. Sur la base d’une origine commune suspectée, à savoir la fréquentation par les cas humains confirmés de plusieurs élevages de petits ruminants, la DDecPP de la Drôme a initié une enquête. Un élevage en particulier au sein duquel des mises bas avaient eu lieu le jour de la visite, a retenu l’attention des inspecteurs. Ce même élevage avait enregistré des avortements fin avril-début mai. Des écouvillons vaginaux et des prises de sang se sont révélés positifs, confirmant le statut infecté et excréteur de l’élevage en Coxiella burnetii. Des analyses environnementales allaient dans le même sens. Les mesures recommandées ont visé à réduire l’excrétion de C. burnetii dans l’environnement ainsi que sa dissémination au sein et autour de l’exploitation. Le vétérinaire sanitaire de l’élevage la DDecPP et le groupement de défense sanitaire de la Drôme ont mis en place les mesures de gestion disponibles en l’état actuel des connaissances, à savoir des mesures sanitaires (traitement des effluents) et des mesures médicales (vaccination des femelles de renouvellement).

Lire l'article complet : http://bulletinepidemiologique.mag.anses.fr/sites/default/files/BEP-mg-BE69-art2.pdf

 
 

Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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