Virus de l’encéphalite à tique (TBEV) : Mise en évidence de cas humains en France liés à une contamination alimentaire, point sur le cycle de transmission de cette maladie et situation en Europe. Mise à jour au 15/07/2020

Version initiale : 03/07/2020
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Virus de l’encéphalite à tique (TBEV) : Mise en évidence de cas humains en France liés à une contamination alimentaire, point sur le cycle de transmission de cette maladie et situation en Europe
 

  • Un virus transmis à l’être humain essentiellement par piqûre de tiques.
  • De rares cas de transmission à l’être humain via la consommation de produits laitiers crus.
  • Première identification de cas liés à ce type de transmission en France en avril 2020.
  • Un cycle de transmission impliquant de nombreuses espèces animales réservoirs.
  • Une maladie rare en France.

Cécile Beck1, Sylvie Lecollinet1, Sandrine Lacour1, Sara Moutailler2, Laure Bournez3, Sandra Martin-Latil4, Isabelle Leparc-Goffart5
Auteur correspondant : cecile.beck@anses.fr

  1. Anses, Laboratoire de santé animale, UMR1161 Virologie, INRAE, Anses, ENVA, Maisons-Alfort, France
  2. Anses, Laboratoire de santé animale, UMR BIPAR, Anses, INRAE, ENVA, Maisons-Alfort, France
  3. Anses, Laboratoire de la rage et de la fauve sauvage, unité SEEpiAS, Nancy, France
  4. Anses, Laboratoire de sécurité des aliments, unité des virus entéritiques, Maisons-Alfort, France
  5. IRBA, CNR arbovirus, Marseille, France

Contexte

Le TBEV (tick-borne encephalitis virus) ou virus de l’encéphalite à tique est un agent pathogène viral transmis par les tiques qui est présent en Asie, en Extrême Orient et en Europe. Plusieurs milliers de cas humains d’encéphalites à tique sont enregistrés en Europe chaque année (cf Encadré 1 et 2). Le cycle de transmission du virus est détaillé en Encadré 2.
Il existe trois sous-types de TBEV : le sous-type occidental ou européen (TBEV-Eu), le sous-type sibérien (TBEV-Si) et le sous-type Extrême-Orient (Far Eastern) (TBEV-FE). Ces trois sous-types circulent en Europe avec le TBEV-Si et le TBEV-FE récemment détectés dans les pays baltes et à l’Est de la Finlande (4, 5). En Europe de l’Ouest dont la France, seul le sous-type européen a été détecté jusqu’à présent. Il est généralement considéré comme moins pathogène avec 20 à 30 % des personnes infectées qui développent des symptômes cliniques et de 20 à 30 % de celles-ci qui présentent des signes méningés et des troubles neurologiques (2). En France, une vingtaine de cas sont diagnostiqués par an, essentiellement en Alsace et en Haute-Savoie mais aussi plus récemment en Loire et Haute-Loire. Les contaminations étaient jusqu’à présent uniquement liées à des piqûres de tiques en rapport avec les activités de loisirs et professionnelles dans les zones boisées humides (1, 2)  (cf Encadré 1).

Premiers cas humains en France liés à une contamination alimentaire

Des premiers cas de méningites lymphocytaires d'étiologie non identifiée sont survenus à partir du 14 avril 2020 dans l’Ain avec un pic de cas la semaine suivante. Au 22 juin, 44 cas d’encéphalite à tiques (EAT) ou de formes atténuées pseudo-grippales, avaient été recensés, dans un rayon de 30 km. Pour 33 d’entre eux, le diagnostic d'infection par TBEV a été confirmé par le Centre National de Référence (CNR) des Arbovirus. Les onze autres cas sont en cours d’investigation (Source : santé publique france au 22/06/2020)
Quarante et un des 43 cas (95 %) ont rapporté avoir consommé du fromage ou de la faisselle à base de lait cru de chèvre en provenance d'un même producteur. Le génome du TBEV a été mis en évidence par le CNR dans un lot de fromages de ce producteur et par l’Anses dans du lait cru de chèvres, confirmant la cause alimentaire de ces infections.
Des investigations dans des élevages de chèvres sont en cours et font intervenir une équipe pluridisciplinaire impliquant le laboratoire de santé animale site de Maisons-Alfort (unités de virologie et de parasitologie (BIPAR)), le laboratoire de la rage et de la faune sauvage de Nancy (unité SEEpiAS), le laboratoire de sécurité des aliments (unité des Virus Entériques), le CNR et la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP). Ces investigations complémentaires visent à appuyer les services vétérinaires dans le contrôle de l’infection et la gestion du troupeau (voir encadré 3). Ainsi, la prévalence de l’infection (présence des anticorps anti-TBEV dans le sang) et la proportion de chèvres excrétant le virus dans le lait sont mesurées en concertation avec l’éleveur, la DDPP et la Direction générale de l’Alimentation (DGAL). Des premières analyses ont permis de détecter du génome de TBEV dans le lait de tank regroupant la production laitière du troupeau de chèvre.

 

 

 

Encadré 1 : Situation en France et au niveau européen
L’encéphalite à tique est une préoccupation croissante en Europe avec plusieurs milliers de cas humains d’encéphalites à tique enregistrés en Europe chaque année (3 212 cas en 2018, ECDC au 18/12/2019), avec toutefois des variations importantes des déclarations suivant les années. Endémique dans de nombreux pays européens (Lituanie, Lettonie, république Tchèque, Slovénie…), on observe une augmentation du nombre de cas chez l’homme comme en Suisse (niveau record d’infection à TBEV en 2018 avec 377 cas déclarés et au premier semestre 2020 en comparaison du premier semestre 2018 et 2019) (14, Promed au 14/07/2020/Promed) corrélée à une extension de l’aire de répartition du virus à de nouvelles zones géographiques (Pays-Bas, Danemark, Norvège et Angleterre) (15-18, ECDC au 18/12/2019) (figure 1). En Allemagne, une recrudescence de la présence de tique a été constaté lors de captures menées en mai 2020. C’est la troisième année consécutive que des chiffres records sont observés sur une période d’étude couvrant les neuf dernières années. Les chercheurs allemands concluent à une augmentation du risque de contamination de l’homme (Source : Promed au 27/06/2020).
La France représente la limite de distribution la plus à l’ouest du TBEV en Europe. Le nombre de cas par année y est relativement stable avec 2 à 29 cas par an (3, 19). L’encéphalite à tique est présente particulièrement en Alsace et en Lorraine (incidence de 1,33 cas/100 000 habitants en 2016) (3) mais des cas sporadiques humains ont été détectés dans les Alpes (Annecy) depuis 2003 (2, 3) et en Auvergne Rhône Alpes durant les étés 2017-2018 (20). De plus, on peut suspecter que l’aire de répartition du virus est beaucoup plus étendue que celle estimée à partir des cas humains, avec des sérologies trouvées positives contre TBEV chez des professionnels forestiers ainsi que chez des sangliers et chevreuils dans d’autres régions de l’Est de la France comme la Bourgogne, Franche-Comté, Champagne-Ardenne et Savoie (19, 21).


Figure 1: Aire de répartition connue de l’encéphalite à tiques en Europe [4] [En vert l’épisode français d’avril 2020]

 

Encadré 2 : Cycle de transmission
Chez l’être humain, les cas apparaissent pendant la période d’activité des tiques, entre la fin du printemps et le début de l’automne, quand la température se situe entre 6 et 25°C. L’exposition au virus se fait principalement dans les sous-bois et forêts qui apportent de l’humidité, car les tiques, en particulier l’espèce Ixodes ricinus présente en France, supportent mal la sècheresse (humidité relative >85%) (3).
Les principaux vecteurs arthropodes sont les tiques dures du genre Ixodes avec presque exclusivement l’espèce Ixodes ricinus pour TBEV-Eu et Ixodes persulcatus pour TBEV-Si et TBEV-FE (6). Les hôtes réservoirs vertébrés de TBEV sont en majorité des rongeurs comme les mulots et campagnols. Les tiques s’infectent lors du repas sanguin sur un rongeur mais la durée de virémie du rongeur est courte (de 2 à 9 jours). Elles peuvent aussi s’infecter lors d’un repas partagé avec une tique infectée ou « co-feeding », ne nécessitant pas une infection systémique de l’hôte. En effet, les larves et les nymphes de tiques sont attachées sur leur hôte pendant plusieurs jours et peuvent se nourrir conjointement sur le même animal. La transmission du virus TBEV par « co-feeding » est facilitée par la proximité spatiale des tiques lorsqu’elles se nourrissent sur les hôtes et par la production dans la salive de molécules (SAT – saliva assisted transmission) facilitant le transfert du virus aux autres tiques (7). Le virus est transmis transstadialement entre les différentes stades (de larve à nymphe et de nymphe à adulte). Une transmission du TBEV par voies transovarienne (transmission d’une femelle infectée aux œufs) et trans-sexuelle (transmission du mâle à la femelle lors de l’accouplement) a aussi été rapportée mais est rare (8). Les chèvres, brebis et vaches qui sont infectées par le virus ont une virémie comprise entre 1 et 5 jours et peuvent l’excréter dans le lait. La durée d’excrétion du virus dans le lait, chez des chèvres et moutons infectés expérimentalement, est en général de 5 à 8 jours (9-11). Chez l’homme, les deux grandes voies de contamination du TBEV sont la piqûre par une tique infectée et plus rarement l’ingestion de lait ou produits laitiers non pasteurisés issus de chèvres et moins souvent de vaches ou de brebis infectées (9, 12) (figure 2).

Figure 2 : Cycle de transmission du TBEV (13).

 

Encadré 3 : Enquêtes réalisées en élevage

L’absence de signes cliniques chez les ruminants empêche une surveillance événementielle en élevage (21). Il n’y a pas de surveillance programmée réalisée dans les élevages. Seules des enquêtes sérologiques ponctuelles basées sur des analyses individuelles sur sérum ou sur l’analyse de prélèvements de lait et s’inscrivant dans des programmes de recherche ont été mises en œuvre dans plusieurs pays européens.
Ces enquêtes permettent de définir les zones à risque pour la transmission du TBEV, en complément de la surveillance et de la déclaration des cas humains d’infection et d’un éventuel screening des tiques vectrices (22). A titre d’exemple, en Suède, des échantillons de lait et de colostrum ont été prélevés sur des ovins et des caprins et analysés par ELISA pour détecter la présence d'anticorps anti-TBEV (suivi d’une validation par Western Blot et de la détermination des titres neutralisants). Cela a permis d'identifier trois nouveaux foyers (23). En Roumanie, où le cheptel ovin représente 11 % de la production ovine à l’échelle européenne, des anticorps dirigés contre le TBEV ont été retrouvés dans le sérum de 15,02 % des ovins échantillonnés dans 50 localités de cinq départements situés au Nord-Ouest de la Roumanie (24).

Ces enquêtes permettent également de souligner la complémentarité des approches de diagnostic direct et indirect. En Norvège, 112 échantillons de lait (diagnostic direct par RT-PCR) et de sang (sérologie avec ELISA et séroneutralisation de confirmation) ont été prélevés sur des vaches provenant de cinq exploitations différentes réparties du sud au nord du pays. Des animaux étaient infectés depuis peu et excrétaient du virus dans le lait dans trois exploitations, alors qu’une seule exploitation détenait des animaux sérologiquement positifs et négatifs en RT-qPCR (25).
En Pologne, un total de 119 échantillons de lait non pasteurisé prélevés sur des vaches, chèvres et brebis de huit exploitations situées dans une zone à risque ont été testés. La présence d'ARN du virus a été recherchée par RT-qPCR et celle des anticorps anti-TBEV par ELISA. Le génome du TBEV a été trouvé dans le lait de brebis (22 %), suivi du lait de chèvre (21 %) et de vache (11 %). Les anticorps anti-TBEV ont été le plus fréquemment trouvés dans le lait de brebis (15 %). Ils ont été également mis en évidence dans du lait de vache (3 %) mais pas dans le lait de chèvre (26).


Références bibliographiques
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