Suspicion d'introduction du petit coléoptère des ruches Aethina tumida en France

Marion Laurent1, Stéphanie Franco1, Véronique Duquesne1, Sébastien Wendling2, Fayçal Meziani3, Anne Bronner2, Marie-Pierre Rivière1
Auteur correspondant : marion.laurent@anses.fr

    1Anses Sophia Antipolis, Unité Pathologie de l’Abeille, Sophia Antipolis, France 
   2DGAl, Bureau de la santé animale, Paris, France
   3DGAl, Service des actions sanitaires en production primaire, Paris, France
 

Le 26 mars dernier, des reines d’abeilles Apis mellifera importées d’Argentine sont arrivées en France. Conformément à la législation relative aux importations issues de pays tiers (règlement communautaire UE 206/2010), les cages de transport et les ouvrières accompagnatrices ont fait l’objet d’un examen par un laboratoire d’analyses vétérinaires agréé dont les résultats ont été rendus le 17 avril 2018 en vue de la détection du petit coléoptère des ruches (Aethina tumida) et des acariens Tropilaelaps spp.. Lors de cette analyse, quatre œufs suspectés d'être des œufs d'A. tumida ont été détectés et envoyés au Laboratoire national de référence (Anses, Sophia Antipolis) pour identification.

L'identification du petit coléoptère des ruches par des analyses morphologiques n’est pas possible à partir d’œufs. Ainsi, seules des analyses moléculaires ont pu être menées. Les résultats obtenus pour l’identification d’A. tumida et d’A. mellifera n’ont pas été conclusifs en raison de la faible quantité de matériel génétique disponible.

Face à l'incertitude concernant cette suspicion, la Direction générale de l'Alimentation  (DGAl) a alors saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) le 23 avril 2018 pour une évaluation du risque d'introduction et de diffusion du petit coléoptère des ruches en France à partir de ce lot de reines. Cet avis d'experts remis le 2 mai a conclu à une probabilité nulle à quasi nulle d'établissement du petit coléoptère dans un rucher français suite à l'importation de ce lot considérant notamment que le bon respect de la réglementation en vigueur relative à l’importation de reines d'abeilles en provenance de pays tiers par l’apiculteur importateur avait permis de fortement limiter le risque. Les reines ont en effet été transférées, dans un local adapté, dans de nouvelles cages comportant des ouvrières accompagnatrices locales avant d'être introduites dans les colonies destinatrices, ce qui conduit à une probabilité nulle à quasi nulle d’un transfert d’un petit coléoptère adulte avec une reine dans les colonies destinatrices.

Néanmoins, afin d’écarter tout risque, la DGAl a demandé le 3 mai aux Directions départementales en charge de la protection des populations, comme le préconise l’avis de l’Anses : 1) de mettre en place une surveillance programmée des colonies présentes autour du local où le réencagement des reines a été réalisé, 2) de mettre en place des inspections des ruches où des reines du lot importé ont été introduites, 3) de renforcer la surveillance autour de l’aéroport d’Aix-Marseille, lieu où le lot de reines est arrivé en France.

Sources :

Pour télécharger le(s) document(s): 

 
 

Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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