Situation de l’influenza aviaire hautement pathogène H5N1 dans le monde (point au 22 mai 2015)

birds 1Jean-Yves Toux (1), Marisa Peyre (2), Jean Hars (3), Matthieu Guillemain (3), Sophie Lebouquin (1), Virginie Michel (1)

(1) Anses, Unité EBEAC, Laboratoire de Ploufragan-Plouzané, France

(2) Cirad, AGIRs, Montpellier, France

(3) ONCFS, Unité sanitaire de la faune, Saint-Benoît, France

Depuis janvier 2015, de nombreux foyers d’IA HP de sous-type H5N1 ont été rapportés à l’OIE à travers le monde. On peut distinguer trois zones et donc trois groupes de pays touchés.

Un premier groupe comprend l’Egypte où l’IA HP de sous-type H5N1 est apparu en 2006 et sévit régulièrement dans les basses-cours familiales, dans les élevages commerciaux de volailles et dans la faune sauvage. Depuis lors, plusieurs milliers de foyers ont ainsi été déclarés à l’OIE. Depuis janvier 2015, une forte augmentation de l’incidence des cas humains a été observée avec un taux de mortalité humaine en augmentation. Selon les conclusions d’une mission conjointe associant des experts de six organisations internationales (OIE, FAO, WHO, CDC, NAMRU-3, UNICEF) effectuée en mars 2015 en Egypte cette augmentation ne serait pas lié à une mutation virale et un risque accru de transmission du virus à l’homme mais plutôt à une augmentation du risque d’exposition liée à une forte augmentation du nombre de cas aviaire observés également en Egypte depuis le mois de décembre 2014(http://www.oie.int/fr/pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/egypt-upsurge-in-h5n1-human-and-poultry-cases-but-no-change-in-transmission-pattern-of-infection/ )

Depuis janvier 2015, Israël a aussi rapporté à l’OIE plusieurs foyers d’IA HP à H5N1 dans la faune sauvage (vanneau à éperons (Vanellus spinosus)) ainsi que dans neuf élevages commerciaux de volailles. Durant cette même période, les autorités sanitaires des Territoires autonomes palestiniens ont également signalés six foyers dans trois élevages commerciaux de volailles puis dans trois basses-cours familiales de la Bande de Gaza. En février 2015, c’est la Libye qui signalait un foyer dans une basse-cour, non loin de la frontière égyptienne.

Le second groupe de pays se situe à l’est de l’Europe. Les premiers signalements sont apparus en Bulgarie en janvier 2015 dans la faune sauvage (pélican frisé (Pelecanus crispus), mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) et pigeon biset (Columba livia)) ainsi que dans une basse-cour. En mars 2015, la Roumanie signalait la présence du virus dans une de ses colonies de pélicans frisés dans le delta du Danube. La Fédération de Russie a par la suite rapporté en avril 2015 un foyer d’IA HP à H5N1 sur les bords de la Mer Caspienne chez cinq pélicans frisés trouvés morts. La Turquie a rapporté en mai 2015 trois foyers d’IA HP à H5N1 dans trois endroits distincts : une basse-cour au bord de la Mer Noire et deux élevages commerciaux de volailles dont l’un au bord de la Mer de Marmara et l’autre plus à l’intérieur des terres.  

La troisième zone concerne les pays de la région subsaharienne où des foyers ont été rapportés par le Nigéria en janvier 2015 dans des marchés d’oiseaux vivants (n=3), un zoo, des oiseaux sauvages, une basse-cour et dix élevages commerciaux de volailles. C’est en avril que le Niger a signalé un foyer dans un élevage commercial de volailles en zone frontalière avec le Nigéria. A partir d’avril 2015, le Burkina Faso a signalé de nombreux foyers dans des basses-cours (n=7) et des élevages commerciaux de volailles (n=15) répartis dans tout le pays. 

Face à la recrudescence dans le monde de cas d’IA HP de sous-types H5 N1 (Asie, Afrique et Europe), H5N8 (Asie, Amérique du Nord et Europe), H5N2 (Amérique du Nord et Asie) et H5N6 (Asie), l’Anses vient de rendre, début mai 2015, un avis (2015 SA 0073) consultable sur son site et concluant que les grands mouvements migratoires d’oiseaux étant actuellement terminés pour la saison hivernale 2014-2015, le risque influenza pouvait être abaissé au niveau négligeable en France mais que la situation devra être réévaluée en début d’été.

 
 

Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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