DES FOYERS D’INFLUENZA AVIAIRE FAIBLEMENT PATHOGENES H3 EN FLANDRE - BELGIQUE

Pour la Plateforme ESA (par ordre alphabétique) : Didier Calavas (Anses), Julien Cauchard (Anses), Céline Dupuy (Anses), Sylvain Falala (Inra), Yves Lambert (DGAL), Alizé Mercier (Cirad)
Auteur correspondant : julien.cauchard@anses.fr

 

Sources :
- Communication des autorités vétérinaires de Belgique (Afsca) au Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux (CPVADAAA) de la Commission européenne du 13 mai 2019 (lien)
- Arrêté ministériel du 16 mai 2019 portant des mesures d’urgence pour empêcher la dispersion du virus de l’influenza aviaire de type H3 par Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (lien)

 

  • Trente-six foyers d’influenza aviaire faiblement pathogènes (IAFP) non H5/H7 ont été confirmés en Belgique en 2019.
  • Le premier foyer a été confirmé en janvier 2019 et seule la Flandre est atteinte à ce jour.

Un premier foyer d’IAFP H3N1 a été confirmé en janvier 2019 dans le cadre du programme de surveillance belge de l’IA dans un élevage plein-air de poules pondeuses. L’élevage a été dépeuplé à l’initiative de l’exploitant.

L’infection a de nouveau été confirmée dans cet élevage le 6 avril 2019 et se propage depuis la dernière semaine d’avril dans la région de Flandre occidentale.

Au 13 mai, 36 foyers non H5/H7 ont été confirmés par PCR, dont 31 H3 (6 typés H3N1) et cinq non typés en raison d’une charge virale trop faible.

Le virus H3N1, faiblement pathogène et lié génétiquement à une souche isolée en 2017 aux Pays-Bas chez un oiseau sauvage, n’est pas à déclaration obligatoire.

Le tableau clinique se caractérise par un défaut de la qualité des œufs, une baisse significative de la production et de la prise de nourriture. La mortalité est dans certains cas élevée (25-30 %), jusqu’à 60 %[1]. La propagation dans un élevage peut être lente et parfois même asymptomatique.

L’enquête n’a pas montré de lien épidémiologique entre les élevages atteints (poules pondeuses, poulets, dindes), ni d’autre agent pathogène commun qui pourrait être mis en cause. Mais il faut constater que tous les foyers sont pour l’instant localisés dans une zone géographique relativement délimitée.

 
[1] Il est à noter que la distinction entre souches FP et HP se base sur des caractéristiques génétiques des souches, et ne préjuge pas dans tous les cas de la pathogénicité observée sur le terrain, qui peut être variable selon les espèces cibles et selon les souches, qu’elles soient classées FP ou HP.

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Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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