COVID-19 et animaux. Mise à jour au 13/11/2020

Version initiale : 20/04/2020. Dates des précédentes mises à jour : 26/05/2020, 09/06/2020, 24/06/2020, 07/07/2020, 21/07/2020, 28/07/2020, 09/09/2020, 28/09/2020

COVID-19 et animaux

  • Le virus SARS-CoV-2 est un coronavirus qui était inconnu avant 2019, distinct de ceux connus pour circuler chez les animaux domestiques (Source : Scicom, 2020).
  • La principale voie de transmission du COVID-19 est d’humain à humain (Source : OIE Q/R mise à jour le 09/06/2020, avis Anses). Les cas de contamination et/ou d’infection des animaux de compagnie sont sporadiques et isolés au regard de la circulation du virus chez l’être humain.
  • Il n'existe actuellement aucune preuve que les animaux de compagnie jouent un rôle épidémiologique dans la diffusion du SARS-CoV-2 (avis Anses, CDC au 13/04/2020, FAQ OIE au 09/06/2020).
  • Les animaux domestiques (de compagnie ou d’élevage) peuvent être considérés comme un cul-de-sac épidémiologique pour le SARS-CoV2 dans l’état actuel des connaissances (Source : Scicom, 2020). Il n’existe à ce jour aucune preuve scientifique de transmission du SARS-CoV-2 d’un animal domestique à l’être humain (avis Anses).
  • Il n'est à ce jour pas justifié de prendre des mesures à l'encontre des animaux de compagnie qui pourraient compromettre leur bien-être (Source : OIE, avis Anses).
  • Concernant les élevages de la faune sauvage captive, des élevages de visons (Neovison vison) ont été détectés positifs au SARS-CoV-2 aux Pays-Bas fin avril 2020 puis au Danemark mi-juin, en Espagne début juillet, aux Etats-Unis et en Italie en août et en Suède en octobre. Par mesure de précaution et afin d’éviter toute mutation du virus SARS-CoV-2, les autorités néerlandaises, danoises puis espagnoles ont décidé d’abattre l’ensemble des visons des élevages concernés. Les autorités danoises ont ensuite décidé de ne plus appliquer un abattage systématique des exploitations positives avant de reprendre cette politique d’abattage en l’étendant à la totalité de la population de visons du pays suite à la contamination d’un nombre important d’exploitations en quelques semaines et à la détection de variants mutés du virus dans les populations de visons et chez l’Homme (Source : média au 07/07/2020, lettre des autorités danoises au 05/11/2020). Les autorités danoises ont toutefoisreconnu l’absence de fondement juridique de cette décision revenant à une politique d’abattage uniquement des exploitations atteintes. Les autorités américaines et suédoises ne mettent pas en place d’abattage des exploitations atteintes. Concernant la mutation du virus pré-citée, des investigations restent à mener pour en évaluer l’impact réel comme l’a confirmé l’ECDC (European Center for Disease Prevention and Control) dans son  rapport d’évaluation des risques publié le 12/11/2020 sur cette question (Source : Promed au 09/11/2020, rapport d’évaluation des risques de l’ECDC au 12/11/2020). Des résultats d’une étude préliminaire menée par le SSI ont été mis en ligne le 13/11/2020 (Source: rapport du SSI du 13/11/2020).
Pour la Plateforme ESA (par ordre alphabétique) : Jean-Philippe Amat (Anses), Sophie Carles (INRAE), Julien Cauchard (Anses), Céline Dupuy (Anses), Florence Etoré (Anses), Guillaume Gerbier (DGAl), Viviane Hénaux (Anses), Yves Lambert (DGAl), Renaud Lancelot (Cirad)
Auteur correspondant : celine.dupuy@anses.fr

Contexte

Le virus SARS-CoV-2 est un virus enveloppé à ARN de la famille des coronavirus (genre bêtacoronavirus). Il est responsable de la maladie COVID-19 chez l’être humain (OMS, 2020). Le virus a probablement une origine animale via une espèce de chauve-souris (genre Rhinolophus) avec ou sans intervention d’un hôte intermédiaire (avis Anses, OIE, Shi et al., 2020). Compte tenu de cela, l’OIE (organisation mondiale de la santé animale) a recommandé dans un rapport du 05/11/2020 de limiter les contacts entre les chauves-souris (genre Rhinolophus) et les animaux de rente (Source : guide OIE au 05/11/2020). L’origine exacte du virus n’est pas encore connue (Andersen, 2020). Ce virus est distinct des bêtacoronavirus connus pour circuler chez les animaux domestiques (absence de lien génétique direct) (Scicom, 2020, avis Anses). Les principaux coronavirus rencontrés chez les animaux domestiques sont inventoriés dans l’avis de l’Anses.

La voie principale de transmission du SARS-CoV-2 est interhumaine (Bernard Stoecklin et al. 2020 ; Guan et al. 2020, OIE). Toutefois, des interrogations ont émergé concernant le rôle potentiel que pourraient jouer les animaux domestiques dans la transmission du virus à l’être humain notamment à la suite d’un premier signalement à l’OIE d’un chien mis en quarantaine par les autorités de Hong Kong le 26/02/2020 (notification OIE du 29/02/2020 et cf. encadré 1).
Après une saisine en urgence de la Direction générale de l’alimentation notamment sur le rôle potentiel des animaux domestiques (animaux de rente et de compagnie) dans la propagation du virus SARS-CoV-2, l’Anses a réuni un groupe d’experts ad hoc et publié un avis le 09/03/2020 relatif au virus SARS-CoV-2 qui a été complété le 14/04/2020 (avis Anses). Le comité scientifique auprès de l’Afsca (agence sanitaire belge) a également rendu un avis le 22/03/2020 (Scicom, 2020) tout comme un groupe d’experts néerlandais le 16/04/2020 (Source : courrier OIE). Plusieurs travaux de recherche sont en cours mais, pour la plupart, pas encore publiés.

Rôle des animaux

Animaux de compagnie
Des tests positifs par RT-PCR du SARS-CoV-2 ont été signalés sur des animaux de compagnie en contact étroit avec leur propriétaire atteint de la COVID-19. Ce type de test démontre la contamination des animaux mais ne peut confirmer ni leur infection ni leur infectiosité. Cinquante-cinq animaux de compagnie ont été concernés (Encadrés 1 à 4) :

  • quatre chiens et six chats tous asymptomatiques à Hong Kong ;
  • six chats en Europe : quatre asymptomatiques en Belgique (n=1), Allemagne (n=1) et France (n=2) et deux symptomatiques, un au Royaume-Uni et un en Espagne (découverte fortuite) ;
  • un chat résidant à Moscou, âgé de cinq ans, détecté positif le 22/05/2020 sans précision sur le contexte épidémiologique (notification OIE au 26/05/2020) ;
  • un chien au Danemark (en lien avec un élevage de vison positif) et un en Italie ;
  • seize chats et dix chiens dont dix-sept symptomatiques (onze chats et six chiens) aux Etats-Unis ;
  • quatre chiens et deux chats asymptomatiques au Japon ;
  • trois chats au Chili ;
  • un chat au Brésil.
Les autorités de Hong-Kong, du Japon et américaines ont mis en place un protocole de surveillance renforcée des carnivores domestiques en contact avec des cas humains de COVID-19 demandant la réalisation de prélèvements sur ces animaux. Au Royaume-Uni, en France, au Brésil et au Chili des prélèvements sont réalisés dans le cadre de projets de recherche. Il n’est ainsi pas pertinent de comparer les nombres de cas selon les pays.

Suite aux résultats de l’ensemble des tests conduits sur les animaux de compagnie dont les propriétaires ont été atteints par la COVID-19 à Hong Kong, les autorités de Hong Kong ont conclu que les chiens et chats étaient difficilement infectés par le SARS-CoV-2 et qu’il n’y avait donc pas de preuve qu’ils jouent un rôle significatif dans la propagation du virus (Source : communiqué des autorités de Hong Kong au 26/03/2019, article Thiry). Le CDC, Center for disease control and prevention (USA), est arrivé à la même conclusion (Source : CDC au 22/04/2020). Le comité scientifique belge a également indiqué dans son avis en date du 22/03/2020 que les animaux domestiques (incluant les animaux de compagnie) peuvent être considérés comme un cul-de-sac épidémiologique pour le SARS-CoV-2 dans l’état actuel des connaissances (Source : Scicom, 2020).

Animaux domestiques d’élevage
A ce jour le virus SARS-CoV-2 n’a pas été mis en évidence sur des animaux d’élevage domestiques en condition naturelle. L’OIE, dans un guide paru le 05/11/2020, conclut que le risque de transmission du SARS-CoV-2 de l’être humain à l’animal est faible chez les lapins (une seule étude) et négligeable pour les volailles, porcs et bovins (une seule étude) (Source : guide OIE au 05/11/2020).

Animaux de la faune sauvage captive (élevages et parcs zoologiques)
Au 10/11/2020, des visons  positifs au SARS-CoV2 ont été détectés par PCR dans 62 sites distincts d’élevage de visons (Neovison vison, aussi appelé vison d’Amérique) pour la production de fourrure aux Pays-Bas, 229 élevages au Danemark, un élevage en Espagne, douze aux Etats-Unis, dix en Suède et un en Italie(Source : Promed au 17/08/2020, Promed au 08/09/2020, site des autorités néerlandaises au 25/09/2020, Promed au 18/08/2020, notification de suivi OIE du 24/09/2020, site des autorités danoises consulté le 10/11/2020, lettre des autorités suédoises à l’OIE du 29/10/2020, lettre des autorités italiennes à l’OIE le 30/10/2020 Encadré 5).
Les visons sont des animaux d’élevage non domestiques (faune sauvage captive). La première détection date du 23/04/2020 aux Pays-Bas. La source de contamination est, dans cinq des six pays (tous sauf l’Italie), certainement liée à des employés qui ont présenté des symptômes de la COVID-19. Pour l’Italie l’origine de la contamination n’est pas connue et l’hypothèse d’un défaut de spécificité du test est avancé. Suite aux investigations épidémiologiques menées aux Pays-Bas, une contamination inter-visons a été suspectée mais l’université Wageningen a indiqué que le risque que le vison agisse comme réservoir du SARS-CoV2 était faible (Encadré 5). Le ministère de l’agriculture des Pays-Bas a indiqué que le passage du SARS-CoV2 du vison à l’être humain serait plausible pour expliquer l’infection de deux employés dans deux des quatre premières fermes d’élevage de visons détectées positives sans que cela n’ait toutefois été formellement démontré. Les autorités néerlandaises se basent sur des similitudes de séquençage génomique entre le virus présent chez les visons et ceux retrouvés chez ces deux employés (Source : Promed du 20/05/2020 et du 26/05/2020). Dans un avis du 03/06/2020, le comité consultatif de coordination administrative pour les zoonoses (BAO-Z) et l’équipe de gestion des épidémies zoonotiques (OMT-Z) ont indiqué que, sans mesure particulière, le virus pourrait continuer à circuler dans les élevages de visons pendant une longue période ce qui pourrait représenter un risque pour la santé publique. Ceci a motivé les autorités néerlandaises à décider l’abattage total des animaux des sites détectés positifs pour limiter le risque de mutation du virus pouvant faciliter sa transmission à l’être humain et la mise en place d’un système de surveillance programmée dans toutes les exploitations de visons avec la réalisation de prélèvements hebdomadaires. Les autorités espagnoles et danoises ont pris une décision similaire d’abattage total des élevages infectés, puis les autorités danoises ont remplacé l’abattage par un renforcement des mesures préventives associées à un plan d’échantillonnage. Les Etats-Unis n’ont pas opté pour une stratégie d’abattage des élevages positifs (Encadré 5). Le 20/07/2020, le BAO-Z et l’OMT-Z avaient complété leur précédent avis sur les conséquences possibles de l’infection d’exploitations de visons. L’origine de la contamination des premiers élevages de visons serait liée à la période de sevrage et vaccination avec des manipulations qui avaient été alors réalisées sans masque (avant mise en place des mesures préventives). La période d’incubation pouvant être longue chez les visons, de nouvelles exploitations pourraient encore être détectées positives imposant une grande vigilance (Source: avis du comité consultatif BAO-Z et OMT-Z). Suite à la survenue de nouveaux cas en août, indiquant un défaut d’efficacité des mesures préventives mises en œuvre (Source : site autorités néerlandaises au 20/07/2020), le comité consultatif (BAO-Z et OMT-Z) a modifié son avis le 24/08/2020 recommandant d’accélérer la fin de l’élevage de visons dans le pays. Suite à cet avis, les autorités néerlandaises vont proposer une évolution de la réglementation pour mettre en place un arrêt de cette activité en mars 2021 (au lieu de 2024). Dans l’intervalle, les mesures de surveillance et de prévention ainsi que le contrôle de leur respect seront renforcés (lettre au parlement du 28/08/2020, site des autorités néerlandaises au 02/09/2020, article média du 27/08/2020).
Suite à l’augmentation des foyers en élevage de visons et aux résultats d’enquêtes suggérant des variations génétiques/antigéniques du SARS-CoV-2, l’OIE a publié un guide (non encore finalisé) proposant des recommandations pour limiter les risques de transmission entre l’être humain et les animaux. Ceci est lié à des craintes que certaines espèces puissent devenir des réservoirs du virus (Source : guide OIE au 05/11/2020). Dans ce guide, l’OIE conclut que le risque de transmission du SARS-CoV-2 de l’être humain aux mustélidés (dont les visons) est élevé (Source : guide OIE au 05/11/2020). L’OIE conclut également, sur la base des modalités de survenue de la maladie aux Pays-Bas et de similarités de séquences génomiques du virus, que le risque de transmission des visons à des personnes en contact direct avec eux est élevé mais que ce risque est négligeable entre des visons et des personnes vivants en périphérie des exploitations de visons (Source : guide OIE au 05/11/2020). Même si des chiens et des chats asymptomatiques ont été détectés positifs au SARS-CoV-2 après avoir été en contact avec des visons atteints, l’OIE conclut que, malgré un risque élevé de transmission des visons aux chiens et chats, le risque de transmission de ces chiens et chats à l’être humain est considéré comme faible (Source : guide OIE au 05/11/2020). Le risque de transmission d’une exploitation de visons à une autre via des mouvements de visons ou de personnels est considéré comme élevé par l’OIE, ce risque est considéré comme faible à moyen via le transport de carcasses ou de produits issus d’animaux atteints (peaux) (Source : guide OIE au 05/11/2020). Le risque que le vison puisse devenir un réservoir du SARS-CoV-2 n’est pas à négliger dans les zones de fortes densités d’élevage de visons d’après l’OIE (Source : guide OIE au 05/11/2020).

Des cas de détection du SARS-CoV-2 sur des tigres et lions aux USA dans les zoos de New York et de Knoxville (Tennessee) en avril et octobre 2020 sont détaillés dans l’encadré 6.
Un puma (Puma concolor) du zoo de Johannesburg en Afrique du Sud a été testé positif au SARS-CoV-2 par RT-PCR le 31/07/2020. La contamination serait due à un contact avec un animalier atteint de la COVID-19. L’animal partage un enclos avec un autre puma. Il n’y a pas d’indication à ce jour sur les résultats d’éventuels prélèvements sur ce second animal (Source : notification OIE du 11/08/2020).

L’encadré 7 présente l’état des connaissances et les questionnements qui nécessiteraient des études scientifiques pour y répondre.

Conclusion
La pandémie actuelle de COVID-19 est le résultat d'une transmission d'humain à humain (Source : OIE au 09/06/2020). Les cas de contamination et/ou d’infection des animaux domestiques restent sporadiques et isolés, alors que le virus circule largement dans la population humaine (avis Anses). Il n’existe actuellement aucune preuve scientifique quant à la transmission du SARS-CoV-2 d’un animal domestique infecté à l’être humain. La transmission du SARS-CoV-2 de l’être humain à une espèce animale domestique semble rare et une adaptation du virus aux animaux domestiques semble actuellement peu probable (avis Anses). Il est recommandé aux personnes atteintes de la COVID-19 qui détiennent des animaux de compagnie d’appliquer les principes de base en matière de bonnes pratiques d’hygiène (encadré 8) mais il n'est pas justifié de prendre des mesures à l'encontre des animaux de compagnie, qui pourraient par ailleurs compromettre leur bien-être (OIE). Concernant les animaux de rente, seule la transmission de l’être humain aux visons est considérée à haut risque par l’OIE qui préconise la mise en place de mesures adaptées tout comme l’ECDC (Source : guide OIE au 05/11/2020, rapport d’évaluation des risques de l’ECDC au 12/11/2020)
 

Encadré 1 : Carnivores domestiques asymptomatiques positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2 à Hong Kong

Cas numéro 1 : chien de race Loulou de Poméranie de 17 ans
Le 29/02/2020, un signalement a été fait à l’OIE par les autorités de Hong Kong concernant un chien placé sous quarantaine le 26/02/2020 suite à l’hospitalisation de son propriétaire infecté par le SARS-CoV-2. Ce chien, asymptomatique, a présenté les 26/02, 28/02, 02/03, 05/03 et 10/03/2020 des résultats faiblement positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2 sur des échantillons nasaux et oraux. Les résultats d’isolement viral se sont finalement avérés négatifs (notification immédiate OIE du 01/03/2020, rapport de suivi du 09/03/2020, rapport de suivi du 16/03/2020, communiqué de presse autorités de Hong Kong du 04/03/2020, communiqué de presse autorités de Hong Kong du 26/03/2020).
La mise en évidence uniquement de la présence de l’ARN du virus et non de la présence d’un virus vivant ne constitue pas, selon les experts belges et français, une preuve suffisante d’une infection de l’animal, une simple contamination passive[1] (= animal porteur mécanique) n’étant pas à exclure (Scicom, 2020, avis Anses).
L’OIE a adopté une position similaire en précisant sur son site internet qu‘il n'existait "aucune preuve que les chiens jouent un rôle dans la propagation de cette maladie humaine ou qu'ils deviennent malades” (lien).
Au 12/03/2020 ce chien était toujours asymptomatique (lien). Il avait présenté un résultat sérologique négatif sur un prélèvement de sang en date du 03/03/2020. De nouvelles analyses conduites sur ce même prélèvement au laboratoire de référence de l’OIE à Hong Kong se sont finalement avérées positives permettant, selon les experts et scientifiques de Hong Kong, de conclure que ce chien avait été infecté par la COVID-19 (communiqué de presse autorités de Hong Kong du 26/03/2020). Compte-tenu de ces différents résultats, il serait nécessaire de disposer d’informations plus complètes sur les méthodes successivement mises en œuvre et les résultats obtenus afin d’avoir une idée plus précise de l’infection de cet animal. Le communiqué du 12/03/2020 informait également que, d’après les analyses de séquençage, le virus trouvé sur le chien et celui trouvé sur les personnes contacts du chien connues pour être infectées par le SARS-CoV-2 étaient très similaires (différences de 3 nucléotides d’après Sit et al., 2020).
Tous les prélèvements réalisés les 12 et 13/03/2020 étaient négatifs en RT-PCR et l’animal était toujours asymptomatique (rapport de suivi du 16/03/2020). Il a alors été rendu à son propriétaire. L’analyse d’isolement viral a été réalisée le 23/03/2020 et s’est avérée négative (Source : rapport de suivi OIE du 28/03/2020). Le 18/03/2020, la presse relayait l’information relative à la mort de cet animal le 16/03/2020. Aucune explication concernant les circonstances de la mort de l’animal ne sont précisées (source : article). Aucun lien ne peut être fait entre sa mort et la COVID-19 (Source : rapport de suivi OIE du 28/03/2020). L’âge élevé de cet animal (17 ans) associé à des facteurs de comorbidité (insuffisances cardiaque et rénale) et au stress résultant de la mise en quarantaine pourraient être des facteurs expliquant le décès de ce chien (Source : Almendros, 2020, la semaine vétérinaire 18/03/2020, Anne Claire Gagnon).

Cas numéro 2 : chien de race Berger allemand de deux ans
Un second chien, berger allemand âgé de deux ans, mis en quarantaine le 18/03/2020 suite à la confirmation de l’infection de son propriétaire par le SARS-CoV-2, a présenté des résultats positifs en RT-PCR sur des prélèvements nasaux, oraux et fécaux réalisés les 18 et 19/03/2020 tout en étant asymptomatique (Source : notification OIE du 21/03/2020, communiqué de presse Hong-Kong du 19/03/2020, Scicom, 2020). Un isolement viral a été obtenu le 25/03/2020 (Source : notification OIE du 07/04/2020). A noter que le propriétaire détenait deux chiens et que le deuxième chien, de race mixte âgé de quatre ans, également mis en quarantaine, n’a pas présenté de résultat positif et était également asymptomatique (communiqué de presse Hong-Kong du 19/03/2020, Scicom, 2020). Ces deux chiens faisaient partie d’un ensemble de 17 chiens et huit chats mis en quarantaine séparément pour avoir été en contact étroit avec des patients malades de la COVID-19 ; parmi ces 25 animaux suivis pour le SARS-CoV-2 à ce moment-là, seulement deux chiens ont présenté des résultats positifs (Source : article Thiry, 2020).
Le 22/03/2020, le comité scientifique belge indiquait que les éléments relatifs à ce cas ne permettaient pas de conclure à une infection productive (infection suivie d’une multiplication virale) (Source : Scicom, 2020).

Cas numéro 3 : chat
Un chat, dont le propriétaire était atteint par la COVID-19, a été mis en quarantaine le 30/03/2020. Il a été détecté positif en RT-PCR au SARS-CoV-2 (présence de génome viral) à Hong Kong sur des prélèvements oraux, nasaux et rectaux réalisés les 30/03 et 01/04/2020. L’animal était asymptomatique (Source : autorités Hong Kong au 31/03/2020, notification OIE du 03/04/2020). Les résultats d’isolement viral en date du 13/04/2020 étaient négatifs. L’analyse sérologique en date du 05/05/2020 était positive (rapport OIE du 04/05/2020)
Au bilan, au 31/03/2020, 27 chiens et 15 chats en contact étroit avec des patients malades de la COVID-19 avaient été mis en quarantaine et suivis pour le SARS-CoV-2 à Hong Kong. Seulement deux chiens et un chat avaient présenté des résultats positifs en RT-PCR (Source : article Thiry, 2020).

Cas numéros 4 à 10 : cinq chats et deux chiens
Cinq chats et deux chiens asymptomatiques ont été détectés positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2 entre le 13/07/2020 et le 12/08/2020 dans le cadre d’un programme de surveillance renforcée des animaux domestiques en contact avec des personnes atteintes de la COVID-19 (Source : notification OIE au 24/07/2020, notification OIE au 10/08/2020, notification OIE au 19/08/2020, notification OIE au 03/09/2020).


 
Encadré 2 : Six chats positifs en RT-PCR et deux chiens au SARS-CoV-2 en Europe (par ordre chronologique des pays concernés)
 

Belgique (symptomatique)

Le 18/03/2020, de l’ARN viral du virus SARS-CoV-2 a été mis en évidence par RT-PCR puis confirmé par séquençage à haut débit dans les matières fécales et le liquide gastrique d’un chat en Belgique. L’animal appartenait à une personne atteinte de la COVID-19. Il a présenté des signes cliniques digestifs et respiratoires une semaine après le retour d’Italie de sa propriétaire. Son état général s’est amélioré neuf jours après (Source : Scicom, 2020, article Thiry, 2020, notification OIE). Un article publié dans la revue Emerging infectious diseases détaille la chronologie de survenue de ce cas (Garigliany et al 2020).

Le comité scientifique belge ainsi qu’un groupe d’expert de l’OIE indiquent que ces éléments ne permettent pas de conclure à une infection virale productive, mais de la suspecter (Source : Scicom, 2020, OIE call 31/03/2020).

 
Espagne (découverte fortuite)
Le 22/04/2020, un chat adulte vivant en Catalogne a été détecté positif en RT-PCR au SARS-CoV-2 après un examen post-mortem. Il vivait dans un foyer où plusieurs personnes étaient atteintes de la COVID-19. Il avait présenté des symptômes respiratoires mais le lien avec le SARS-CoV2 est questionné par son vétérinaire, l’animal était par ailleurs atteint d’une cardiomyopathie hypertrophique (Source : article Reuters du 08/05/2020). La détection de l’ARN du SARS-CoV-2 est considérée comme une découverte fortuite et non la cause de la mort de l’animal (source : Avepa au 8/05/2020).
 
France (symptomatique)
Cas numéro 1, région parisienne : le 02/05/2020 un premier chat en région parisienne a été détecté positif en qRT-PCR au SARS CoV-2 sur prélèvement rectal. Les écouvillons nasopharyngés étaient négatifs. Cette détection a eu lieu dans le cadre d’une étude conduite par l’unité mixte de recherche ENVA/Anses/INRAE en lien avec l’Institut Pasteur sur des chats de propriétaires suspectés d’être atteints de la COVID-19 et ayant présenté des symptômes respiratoires (source : communiqué de presse ENVA du 2/05/2020, site ENVA, Promed du 01/05/2020). L’étude a porté sur une dizaine d’animaux. L’animal s’est probablement contaminé via ses propriétaires.
Cas numéro 2, Bordeaux : le 12/05/2020 un deuxième chat à Bordeaux a été testé positif au SARS-CoV-2 sur un prélèvement naso-pharyngé. Le propriétaire de l’animal est fortement suspecté d’avoir été atteint par la COVID-19. Les écouvillons rectaux du chat étaient négatifs. L’animal a présenté des troubles respiratoires (toux). Ce cas a été détecté dans le cadre d’une étude conduite par l’UMR INRAE-ENVT et l’ENVT sur des chats et furets (Source : AFP au 12/05/2020, communiqué presse ENVT du 12/05/2020).

Allemagne (asymptomatique)
Le 13/05/2020, un cas a été déclaré sur une chatte de six ans vivant dans une maison de repos avec son maître. Son propriétaire, atteint de la COVID-19, est décédé le 12/04/2020. Deux autres chats résidaient dans la même maison de repos. Aucun des chats n’a présenté de symptômes. Des prélèvements ont été réalisés le 29/04 et 04/05/2020. Ils étaient faiblement positifs en RT-PCR pour le chat du propriétaire et négatifs pour les deux autres (Promed au 13/05/2020).

Danemark (asymptomatique)
En lien avec l’exploitation où des visons ont été détectés positifs au SARS-CoV-2 lors de prélèvements réalisés les 13-14/06/2020, un chien présent sur l’exploitation a été testé positif au SARS-CoV2 (Source : Promed au 22/06/2020) (Encadré 6).

Royaume-Uni (symptomatique)
Les autorités britanniques ont notifié à l’OIE le 27/07/2020 un cas positif sur un chat. L’animal aurait été contaminé par son propriétaire lui-même atteint de la COVID-19. Le chat avait présenté des signes cliniques en mai (sécrétions nasales et difficultés respiratoires) et avait alors été testé positif à l’herpès virus félin. Dans le cadre d’un projet de recherche, un prélèvement avait été envoyé pour détection du SARS-CoV-2 qui s’est avéré positif le 25/06/2020 dans un laboratoire privé et confirmé le 22/07/2020 par le laboratoire national de référence. Le chat est depuis en bonne santé, aucune autre transmission n’a été relatée. A noter qu’un autre chat également présent dans le foyer a été testé négatif (article média du 27/07/2020, Promed du 27/07/2020, notification OIE du 27/07/2020)
Italie (asymptomatique)
Une chienne de 15 ans asymptomatique a été détectée positive au SARS-CoV-2 suite à des prélèvements réalisés le 05/11/2020. L’animal réside à Bari dans ce foyer, quatre personnes ont présenté des symptômes de la COVID-19 et un a été confirmé atteint de la COVID-19 (Source: Promed au 11/11/2020)

 
Encadré 3 : Seize chats et dix chiens positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2 aux USA (symptomatiques et asymptomatiques)
Cas numéros 1 et 2 : deux chats à New York (symptomatiques)
Le 15/04 et 20/04/2020 deux chats ayant présenté des signes cliniques (éternuements et écoulements oculaires) ont été testés positifs au SARS-CoV-2 par RT-PCR. Ils vivent à New York dans deux foyers distincts. L’un vit avec un autre chat au contact d’une personne atteinte de la COVID-19, l’autre vit dans un foyer d’où il sort régulièrement et qui se trouve dans un quartier où des cas humains de COVID-19 sont connus (Source : Notification OIE au 22/04/2020, Promed du 18/04/2020, publication CDC du 22/04/2020).
Cas numéro 3 : un chat dans le Minnesota (symptomatique)
Le 01/06/2020, un chat à Carver County (Minnesota) a été testé positif au SARS-CoV2 (par RT-PCR et séquençage) sept jours après que son propriétaire a été confirmé atteint par la COVID-19. Il était également positif à Mycoplasma felis. Il a présenté une hyperthermie et des symptômes respiratoires. Le propriétaire et son chat se portaient bien au 03/06/2020. Le chien présent au même domicile n’a pas présenté de symptôme (article CBS Minnesota, notification OIE au 03/06/2020).
Cas numéro 4 : un chien à New York (symptomatique)
Le 01/06/2020, l’USDA a annoncé qu’un chien berger allemand résidant à New-York et ayant présenté des symptômes respiratoires a été testé positif au SARS-CoV-2. Un deuxième chien du domicile, asymptomatique, a été testé positif par sérologie (USDA au 02/06/2020). Cet animal a été par la suite euthanasié suite à un probable diagnostic de lymphome sans lien avec le SARS-CoV-2 (Source : notification OIE au 05/08/2020).
Cas numéro 5 : un chat dans l’Illinois (symptomatique)
Le 04/06/2020, un chat ayant présenté des symptômes mi-mai a été testé positif au SARS-CoV-2. Son propriétaire avait été confirmé atteint par la COVID-19 auparavant (article média 05/06/2020, USDA au 05/06/2020).
Cas numéro 6 : un chien en Géorgie (symptomatique)
Le 22/06/2020, un chien résidant dans une maison où a minima une personne était connue comme atteinte du COVID-19 a été testé positif au SARS-CoV2 (RT-PCR). Il avait présenté auparavant des signes neurologiques et avait été euthanasié. Un autre chien asymptomatique résidant dans le même foyer avait une sérologie négative (Source : OIE au 02/07/2020). Un autre chien en contact avec le chien positif a été testé positif au SARS-CoV-2 par neutralisation virale le 17/08/2020 (Source : notification OIE au 27/08/2020).
Cas numéro 7 : un chien au Texas (asymptomatique)
Le 08/07/2020, un chien de deux ans en bonne santé a été testé positif au SARS-CoV-2 (RT-PCR). Son vétérinaire avait procédé au test car son propriétaire avait été atteint du COVID-19 (Source : Promed au 08/07/2020).
Cas numéro 8 : un chat en Californie (asymptomatique)
Le 08/07/2020, un chat a été testé positif au SARS-CoV-2 en RT-PCR (USDA au 16/07/2020)
Cas numéro 9 : un chien en Caroline du Sud (asymptomatique)
Dans le comté de Charleston, un chien de 8-9 ans a été testé positif au SARS-CoV-2 (RT-PCR) le 09/07/2020. Son propriétaire avait été confirmé atteint par la COVID-19 ce qui a motivé le vétérinaire à réaliser un test sur l’animal. L’animal a été euthanasié en raison d’une maladie chronique non liée au COVID-19 (Source : Promed au 19/07/2020). Deux chiens partageant le même foyer ont depuis été prélevés et testés négatifs au SARS-CoV-2 (Source : notification OIE au 05/08/2020).
Cas numéro 10 : un chat au Texas (asymptomatique)
Le 28/06/2020, un chat asymptomatique, au contact d’une personne atteinte du COVID-19, a été testé positif au SARS-CoV-2 en RT-PCR le 21/07/2020. Deux chiens résidants dans le même ménage et également asymptomatiques ont été testés négatifs. Ce cas a été détecté dans le cadre de la mise en place d’une surveillance active des animaux domestiques au contact de personnes atteintes de la COVID-19 (Source : notification OIE au 23/07/2020).
Cas numéro 11 : un chien en Arizona (symptomatique)
Un chien résidant au contact d’une personne atteinte de la COVID-19 a été testé positif au SARS-CoV-2 (RT-PCR) le 15/07/2020. Il a présenté des symptômes respiratoires qui ont ensuite disparus (Source : notification OIE au 23/07/2020).
Cas numéro 12 : un chat au Texas (asymptomatique)
Le 22/07/2020, un chat résidant dans un foyer avec deux chiens dont le propriétaire était atteint de la COVID-19 a été testé positif au SARS-CoV-2. Le chat et les deux chiens étaient asymptomatiques. Les deux chiens ont été testés négatifs. Ces animaux ont été testés dans le cadre d’une surveillance renforcée des animaux domestiques en contact avec des personnes atteintes de la COVID-19 (Source : notification OIE au 30/07/2020).
Cas numéro 13 : un chien en Louisiane (asymptomatique)
Le 05/08/2020, un chien résidant dans un foyer dans le propriétaire était atteint de la COVID-19 a été testé positif au SARS-CoV-2. L’animal avait un historique de douleurs aux hanches et au dos. Compte tenu de ses déficits moteurs importants et de sa difficulté à se maintenir debout, une décision d’euthanasie a été prise avec une suspicion forte d’hernie discale (non en lien avec son diagnostic positif donc considéré comme asymptomatique) (Source : notification OIE au 05/08/2020).
Cas numéro 14 et 15 : un chien et un chat au Texas (asymptomatiques)
Du 28/07 au 29/07/2020 des prélèvements ont permis l’identification d’un chien et d’un chat positifs au SARS-COV-2 qui étaient dans deux foyers distincts impliquant chacun un cas humain de COVID-19 (confirmation des résultats les 11 et 12/08/2020). Ces animaux étaient asymptomatiques. Dans le foyer où résidait le chat, deux autres chats étaient présents et ont été testés négatifs (Source : notification OIE au 13/08/2020).
Cas numéro 16 : un chien en Caroline du Nord (symptomatique mais lien entre symptômes et SARS-CoV-2 non établi)
Le 04/08/2020 un chien en Caroline du Nord résidant au contact d’une personne atteinte de la COVID-19 a été testé positif au SARS-CoV-2. L’animal avait été présenté au vétérinaire avec une détresse respiratoire importante qui a précédé un arrêt cardiaque. Une autopsie de l’animal a été réalisée et les causes de sa mort sont en cours d’investigation. Le deuxième chien résidant dans le même foyer a été détecté négatif (Source : notification OIE au 13/08/2020).
Cas numéro 17 : un chat en Géorgie (symptomatique)
Le 14/07/2020, un chat a été prélevé puis détecté positif au SARS-CoV-2. Cet animal était en contact avec une personne atteinte de la COVID-19. Il avait été récemment diagnostiqué pour une hyperthyroïdie puis a présenté des symptômes respiratoires qui se sont aggravés. Il a également été testé positif à Mycoplasma felis (Source : notification OIE au 27/08/2020).
Cas numéro 18 : un chat dans le Maryland (symptomatique)
Le 10/08/2020, un chat ayant présenté des symptômes respiratoires modérés a été prélevé puis détecté positif au SARS-CoV-2 dans un foyer où résidait également 4 autres chats et un chien tous testés négatifs et tous asymptomatiques. Le 21/08/2020 tous les animaux étaient en bonne santé. Ces animaux étaient en contact avec une personne atteinte de la COVID-19 (Source : notification OIE au 27/08/2020).
Cas numéro 19 : un chat en Californie (symptomatique)
Le 13/08/2020, un chat ayant présenté de très faibles symptômes respiratoires a été prélevé puis détecté positif au SARS-CoV-2. Cet animal était en contact avec une personne atteinte de la COVID-19 (Source : notification OIE au 27/08/2020).
Cas numéro 20 : un chat en Louisiane (symptomatique)
Le 17/08/2020, un chat ayant présenté de faibles symptômes respiratoires a été prélevé puis détecté positif au SARS-CoV-2. Cet animal était en contact avec une personne atteinte de la COVID-19. Dans ce foyer réside également un autre chat et un autre chien (Source : notification OIE au 02/09/2020). Des anticorps neutralisants au SARS-CoV-2 ont été détectés chez ces deux animaux le 17 et 22/09/2020 (Source : notification OIE au 24/09/2020).
Cas numéro 21 : un chat dans le Kentucky (symptomatique)
Le 17/09/2020, un chat a été testé positif au SARS-CoV-2 en RT-PCR. Il vivait au contact d’une personne atteinte de la COVID-19. L’animal a présenté des signes cliniques à partir du 06/09/2020 (tachypnée, éternuements, congestion, toux, vomissement). Deux autres chats vivent dans le foyer et seront testés pour rechercher le SARS-CoV-2 (Source : notification OIE au 24/09/2020).
Cas numéro 22 : un chat au Texas (asymptomatique)
Un chat asymptomatique résidant dans un foyer où une personne était atteinte de la COVID-19 a été confirmé positif au SARS-CoV-2 par RT-PCR le 30/09/2020 (Source : notification OIE au 02/10/2020)
Cas numéro 23 : un chien au Texas (symptomatique)
Un chien résidant dans un foyer où une personne était atteinte de la COVID-19 a été confirmé positif au SARS-CoV-2 par RT-PCR le 30/09/2020. Il présentait des symptômes respiratoires (Source : notification OIE au 02/10/2020)
Cas numéro 24 : un chat dans l’Alabama (symptomatique)
Un chat résidant dans un foyer où une personne était atteinte de la COVID-19 a été confirmé positif au SARS-CoV-2 par RT-PCR le 06/10/2020. L’animal a présenté des symptômes respiratoires et nerveux. Les résultats de l’autopsie étaient en faveur d’une méningo-encéphalite bactérienne. Trois autres chats du même foyer et ayant présenté des signes respiratoires ont été prélevés. Les résultats ne sont pas précisés (Source : notification OIE du 09/10/2020). 
Cas numéro 25 : un chien au Texas (symptomatique)
Un chien résidant au contact d’une personne atteinte de la COVID-19 a été confirmé positif en RT-PCR au SARS-CoV-2 le 21/10/2020. Il présentait de la diarrhée et une léthargie. Un autre chien du même foyer et asymptomatique a été testé négatif (Source : notification OIE au 30/10/2020)
Cas numéro 26 : un chat en Pennsylvanie (symptomatique)
Un chat résidant au contact d’une personne atteinte de la COVID-19 a été confirmé positif en RT-PCR au SARS-CoV-2 le 16/10/2020. Il a présenté des symptômes respiratoires légers à modérés et avait des antécédents gastro-intestinaux. Après une détérioration de son état général il a été euthanasié. Des examens sont en cours pour déterminer les causes de l’aggravation de l’état général de l’animal (Source : notification OIE au 30/10/2020)
 
Encadré 4 : Carnivores domestiques hors Europe, USA et Hong-Kong.
 
Quatre chiens et deux chats positifs en RT-PCR au Japon (asymptomatiques)
Depuis avril 2020, les propriétaires atteints de la COVI-19 et ayant besoin de faire garder leur animal de compagnie le temps de leur hospitalisation peuvent le confier à une société assurant gratuitement cette prestation. Les animaux concernés sont prélevés en vue d’un test de recherche du SARS-CoV-2 et, en cas de positivité du test, les animaux ne sont rendus à leur propriétaire qu’après mise en quarantaine, réalisation de nouveau(x) test(s) et constat d’un résultat négatif (Source : notification OIE du 25/09/2020). Les cas numéros 1 à 3 relatés ci-dessous ont été détectés dans ce contexte.

Cas numéro 1 à 3 : des chiens asymptomatiques
Le 26/07/2020, le 31/07/2020 et le 07/08/2020, trois chiens asymptomatiques de trois propriétaires différents atteints de la COVID-19 ont fait l’objet d’une prise en charge par la société pré-citée. Ils ont présenté un test positif en RT-PCR au SARS-CoV-2 respectivement les 30/07, 02/08 et 10/08/2020. D’après la notification OIE, le chien pris en charge le 31/07/2020 était dans un foyer où un autre chien était présent mais négatif au SARS-CoV-2 (Source : notification OIE du 25/09/2020).

Cas numéro 4 : un chien asymptomatique
Le 12/08/2020, un chien asymptomatique dont le propriétaire était atteint de la COVID-19 a été mis en quarantaine et s’est avéré positif en RT-PCR au SARS-CoV-2 le 14/08/2020 (Source : notification OIE du 25/09/2020).

Cas numéro 5 et 6 : deux chats (asymptomatiques)
Deux chats appartenant à une personne atteinte de la COVID-19 ont été confiés une société privée le temps de l’hospitalisation de leur maître. Ces animaux ont présenté des tests positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2 le 12 et 14/09/2020. Les chats ont été rendus à leur propriétaire dès réception d’analyses négatives (Source : notification OIE du 06/11/2020)

Trois chats au Chili
Trois chats ont été détectés positifs en RT-PCR au SARS-Cov-2 dans le cadre de travaux de recherche menés sur des animaux domestiques en contact avec leur propriétaire atteint de la COVID-19 à Santiago. Il n’est pas précisé si ces animaux étaient symptomatiques ou non. Le premier résultat a été obtenu le 08/06/2020. Des analyses de séquençage ont permis le 01/10/2020 de confirmer que ces animaux avaient fait l’objet d’une contamination par leur propriétaire (Source : notification OIE au 22/10/2020).

Un chat au Brésil (asymptomatique)
Une chatte a été détectée positif au SARS-CoV-2 par RT-PCR suite à des prélèvements réalisés le 05/10/2020. Elle vit dans un foyer dans le Mato Grosso où des cas humains de la COVID-19 ont été confirmés. Un chat vivant au même endroit a été testé négatif. La chatte a été à nouveau prélevée le 16/10/2020, les résultats étaient négatifs. Ce cas a été détecté dans le cadre d’un projet de recherche visant à prélever les chiens et chats au contact de leur propriétaire atteint de la COVID-19 (Source : notification OIE du 28/10/2020).


 
Encadré 5 : Elevages de visons (Neovison vison) (symptomatiques et asymptomatiques)
Pays-Bas
Le 24/04/2020, trois visons provenant d’un élevage de la province de Brabant (effectif de 13 000 visons) étaient détectés positifs au SARS CoV-2 par PCR. Ils avaient présenté des symptômes gastrointestinaux et respiratoires. Un excès de mortalité avait été constaté dans cette exploitation. Deux employés ont présenté des symptômes évocateurs de la COVID-19 mais ils n’ont pas fait l’objet de test de confirmation.
Le 25/04/2020, une seconde exploitation de visons (effectif de 7 500 visons) distante de 20 km de la précédente a présenté un contexte similaire (excès de mortalité et symptômes respiratoires chez les visons et deux employés avec des symptômes évocateurs de la COVID-19). Des tests positifs sur des visons ont été reportés (nombre de cas non précisés) (Source : courrier OIE, lettre au parlement néerlandais du 26/04/2020, CPVAADA du 18/06/2020).
Le 07/05/2020 deux autres élevages (effectif de 10 000 et 1 500 visons) dans cette même province étaient concernés (Source : ministère néerlandais de l’agriculture au 08/05/2020). Peu de visons de ces quatre exploitations ont présenté des symptômes (gastrointestinaux et respiratoires). Un taux de mortalité supérieur à la normale dans ces exploitations a également été rapporté (informations quantitatives non fournies). La source de contamination de ces visons est certainement liée à des employés de ces élevages qui avaient présenté des symptômes de la COVID-19. Selon l’université Wageningen, le risque que le vison agisse comme réservoir du SARS-CoV2 est faible (Source : université Wageningen au 08/05/2020). Trois des quatre exploitations pré-citées appartiennent au même propriétaire. Les premières investigations épidémiologiques semblent démontrer une contamination entre visons (source : ministère néerlandais de l’agriculture au 08/05/2020).
Le 22/06/2020, les autorités néerlandaises indiquaient que dix-sept sites d’élevage de visons distincts avaient fait l’objet d’analyses positives au SARS-CoV-2 sur leurs animaux dans les communes de Gemert-Bakel, Laarbeek, Deurne, St Anthonis, et Venray (Source : Wageningen university au 23/06/2020, lettre des autorités néerlandaise au 22/06/2020, CPVAADA du 18/06/2020). Un avis du comité consultatif de coordination administrative pour les zoonoses (BAO-Z) et de l’équipe de gestion des épidémie zoonotiques (OMT-Z) du 03/06/2020 a indiqué que le virus pourrait continuer à circuler dans les élevages de visons pendant une longue période ce qui pourrait représenter un risque pour la santé publique. Ceci a motivé les autorités à décider l’abattage des animaux des élevages de visons concernés pour limiter le risque de transmission à l'être humain ; par ailleurs, cette mesure permettrait de réduire le risque de mutations du virus (chez les visons) susceptibles de faciliter son passage à l'être humain depuis des visons infectés. Les élevages non atteints continuaient à faire l’objet de mesures d’isolement préventives. Des mesures d’aide à la fermeture anticipée des élevages de visons le souhaitant seront envisagées. A ce moment-là, il était prévu que toutes les fermes de visons cessent leur activité aux Pays-Bas d’ici 2024 suite à une précédente décision législative (lien article site autorités néerlandaises, lettre du ministre de l’agriculture néerlandais au parlement du 15/06/2020, avis de l’OMT-Z au 03/06/2020, CPVAADA du 18/06/2020).
Le 06/06/2020, les autorités néerlandaises ont débuté l’abattage de 1 500 visons d’un élevage à Deurne où des analyses avaient confirmé la présence du SARS-CoV2. Ces opérations d’abattage se sont poursuivies pour l’ensemble des exploitations détectées positives avec plus de 500 000 visons abattus au 23/06/2020 (Source : CPVAADA du 18/06/2020, Promed Vol96, issue 75 au 19/06/2020). Un dispositif de surveillance programmée dans toutes les exploitations de visons a également été mis en place avec la réalisation de prélèvements hebdomadaires (Source : avis de l’OMT-Z au 03/06/2020).
Au 17/07/2020, le nombre d’élevages de visons détectés positifs au SARS-CoV2 était de 25, 21 dans la province du Braband du Nord et quatre dans la province de Limburg. Parmi ces 25 exploitations, huit avaient fait l’objet d’un signalement par l’exploitant suite à l’apparition de signes cliniques sur les animaux, les autres avaient été détectées par le dispositif de surveillance programmée renforcée (Source: Wageningen university au 06/07/2020, lettre des autorités néerlandaise au 16/07/2020, Promed au 19/07/2020, site autorités néerlandaises au 20/07/2020).
Au 02/09/2020, le nombre d’élevages de visons détectés positifs au SARS-CoV-2 était de 44, 33 dans la province du Braband du Nord, dix dans la province de Limburg et un dans la province de Gelderland. Sur ces 44 exploitations, dix-sept ont fait l’objet d’un signalement par l’exploitant suite à l’apparition de signes cliniques sur les animaux, les autres ont été détectées par le dispositif de surveillance programmée renforcée (site autorités néerlandaises au 02/09/2020).
Le 03/09/2020, trois autres exploitations étaient détectées positives (et une suspectée puis confirmée le lendemain (site autorités néerlandaises au 03/09/2020 et au 04/09/2020).
Au 07/09/2020, après la détection de deux nouveaux élevages de visons positifs au SARS-CoV-2, le nombre total d’exploitations détectées depuis le 24/04/2020 était de 50 (site autorités néerlandaises au 07/09/2020)
Le 14/09/2020, deux autres exploitations étaient détectées positives, une à Wilbertoord et l’autre à Overloon avec des effectifs respectifs de 1 250 et 7 500 mères (Source : site des autorités néerlandaises au 14/09/2020). Le 16/09/2020, une exploitation à Cuijk était détectée positive suite à l’apparition de symptômes sur des visons de l’exploitation (Source : site des autorités néerlandaises au 16/09/2020). Le 18/09/2020, une exploitation à Meijel était détectée infectée (Source : site des autorités néerlandaises au 18/09/2020), puis une autre le 22/09/2020 à Heumen (Source : site des autorités néerlandaises au 22/09/2020). La contamination de ces deux dernières exploitations a été détectée via le dispositif de surveillance programmée pré-cité. Le 24/09/2020, une exploitation de 4 000 mères dans la commune de Horst aan de Maas était détectée positive suite à l’apparition de symptômes sur des visons de l’exploitation (Source : site des autorités néerlandaises au 24/09/2020).
Au 25/09/2020, 57 élevages néerlandais de visons avaient été détectés positifs au SARS-CoV-2 depuis la première détection le 24/04/2020. Le dernier foyer concernait une exploitation située à Meijel qui fera l’objet, comme les précédentes, de mesures d’abattage. Il a été détecté dans le cadre de la surveillance programmée des élevages du pays (Source : site des autorités néerlandaises au 25/09/2020).
Au 06/10/2020, 62 exploitations de visons étaient infectées dont 43 dans le Brabant du Nord, 17 dans la province de Limburg et deux dans le Gelderland. Sur ces 62 foyers, 25 ont été détectés via la surveillance événementielle suite à la détection de symptômes chez les visons et 37 dans le cadre de la surveillance programmée (Source : lettre des autorités néerlandaises au 06/10/2020)
Les Pays-Bas comptaient 127 élevages de visons au moment de la détection des premiers cas (Source : CPVAADA du 18/06/2020).

Danemark
Plusieurs animaux et un employé d’un élevage de visons de la région du Jultland du Nord ont été testés positifs au SARS-CoV-2 suite à des prélèvements effectués les 13-14/06/2020 sur des animaux symptomatiques (Source : média au 17/06/2020, Promed au 17/06/2020). L’exploitation a été immédiatement isolée. Après confirmation des résultats, l’abattage des 11 000 visons de l’exploitation a été réalisé . Les autorités danoises suspectent que les visons ont été contaminés par le propriétaire de l’élevage ou un employé atteint de la COVID-19. Un chien se trouvant sur l’exploitation a été testé positif au SARS-CoV-2  (Source : Promed au 22/06/2020).
Suite à l’identification d’un deuxième élevage de vison positif dans cette même région, les autorités danoises ont lancé un plan d’analyse dans 120 élevages de visons afin d’identifier si ces cas étaient isolés ou non (Source : Promed au 22/06/2020). Cette exploitation a fait l’objet d’un abattage (média au 02/07/2020). Le 01/07/2020, un troisième élevage de 5 000 visons a été détecté positif avec plus de 50 % de visons positifs au SARS-CoV2 en dehors du plan d’échantillonnage d’élevage pré-cité. Des personnels de l’exploitation avaient été atteintes de la COVID-19 auparavant ce qui avait motivé la réalisation des analyses sur cette exploitation. Les animaux de l’exploitation ont été abattus (média au 02/07/2020). Ceci portait à trois le nombre d’exploitations de visons détectées positives au SARS-CoV2 au Danemark (Source: ministère en charge de l’agriculture danois au 01/07/2020). Le 07/07/2020, les autorités danoises ont indiqué que l’abattage des exploitations positives ne serait plus une mesure appliquée de manière systématique. Une série de mesures préventives sera mise en place associée à un contrôle strict des effectifs par les employés des exploitations concernées. Une surveillance programmée des exploitations de visons est également mise en place sur un échantillon de 125 exploitations (Source : média au 07/07/2020), échantillon qui sera par la suite étendu à l’ensemble des exploitations du pays (cf ci-dessous).
Le 14/08/2020, les autorités danoises ont annoncé qu’une quatrième exploitation avait été détectée positive dans le cadre de la surveillance programmée de tous les élevages de visons du pays (925 exploitations testées au 14/08/2020, 1 136 au 25/09/2020). Elle se situe dans la province de Hjørring et comme les trois précédentes dans la région du Jultand du Nord. Cette exploitation ne fait pas l’objet d’une procédure d’abattage mais de modalités de surveillance renforcées (Source : site des autorités danoises au 14/08/2020, Promed au 25/09/2020). Le 26/08/2020, c’est une cinquième exploitation de cette région qui est atteinte (site des autorités danoises au 26/08/2020).
Au 28/09/2020, 27 exploitations avaient été détectées positives au SARS-CoV-2, toutes situées dans le Jutland du Nord, au nord du pays (Figure 1). Vingt-trois étaient situées dans la province de Hjørring qui compte 65 exploitations de visons et quatre dans la province de Frederikshavn qui compte 51 exploitations de visons (Source : site des autorités danoises consulté le 28/09/2020).
Depuis le 16/10/2020, face à l’augmentation du nombre d’exploitations de visons détectées positives au SARS-CoV2 au Danemark, les exploitations atteintes et celles autour ont été systématiquement abattues, ce qui a concerné 1,4 millions de visons (Source : lettre des autorités danoises au 05/11/2020).
Au 10/11/2020, 229 exploitations avaient été détectées positives au SARS-CoV-2 soit 202 de plus en moins de sept semaines (Source : site des autorités danoises mis à jour le 02/11/2020). Alors que jusqu’à présent seul le Jutland du Nord était concerné, la figure 1 montre une extension des détections au Sud du pays (Source : site des autorités danoises consulté le 10/11/2020). Le 05/11/2020, les autorités danoises ont indiqué la découverte de mutations du virus qui pourraient entraîner une moindre réponse aux anticorps et in fine affecter l’efficacité de potentiels vaccins (mutation de la protéine spike qui est celle reconnue par les anticorps). Ce nouveau variant présente quatre mutations concernant cette protéine. Il a été identifié dans cinq exploitations de visons du Jutland du Nord et chez douze personnes dont quatre directement en lien avec trois des cinq exploitations précitées. Ceci a conduit les autorités danoises à décider de l’abattage de la totalité des exploitations de visons du pays ce qui représente environ 12 millions de visons. Le Danemark compte 1 140 exploitations de visons (Source : site des autorités danoises consulté le 10/11/2020). C’est le plus gros producteur de visons du monde (Source : Promed du 06/11/2020). Aucun repeuplement d’exploitation de vison ne pourra avoir lieu en 2021 (Source : lettre des autorités danoises au 05/11/2020, site du Statens Serum Institute au 05/11/2020). Toutefois le 10/11/2020, le ministre de l’alimentation du Danemark indiquait que cette mesure d’abattage préventif n’avait pas de fondement légal et revenait sur cette mesure (Source : média au 10/11/2020).
La communauté scientifique semble sceptique concernant l’impact que pourrait avoir cette mutation du virus sur la santé publique (Source : Promed au 06/11/2020).
Le 06/11/2020, l’OMS faisait état d’investigations en cours concernant cette éventuelle nouvelle souche de SARS-CoV-2 (Source : OMS au 06/11/2020, Promed au 08/11/2020). L’ECDC a publié le 12/11/2020 une évaluation des risques relative à la diffusion du SARS-CoV-2 via les visons. Au regard des informations disponibles à ce stade, l’ECDC indique que le risque de transmission de cette souche est identique pour la population générale aux autres souches de SARS-CoV-2 en circulation. Les personnes atteintes n’ont pas présenté de symptômes plus sévères qu’avec d’autres souches. Concernant l’impact sur l’immunité, la réinfection et la producction d’un vaccin de cette nouvelle souche en lien avec la mutation de la protéine spike, l’ECDC ne se prononce clairement sur cet impact indiquant la nécessité de mener des investigations pour effectuer une évaluation des risques sur ce point. A noter l’absence de lien entre les souches de SARS-CoV-2 en circulation au Danemark et celles en circulation aux Pays-Bas (Source :rapport d’évaluation des risques de l’ECDC au 12/11/2020).
Le 13/11/2020, un rapport du Statens Serum Institut a été mis en ligne sur leur site concernant leurs investigations préliminaires sur les mutations de la protéine Spike. Ils ont étudié les mutations de cette protéine et leur impact sur l’antigénicité du virus SARS-CoV-2. La première mutation apparue (453F) est le signe d’une adaptation du virus au vison. D’autre mutations sont ensuite apparues à la fois chez les visons et chez les humains épidémiologiquement reliés à ces visons. Le SSI travaille à l’isolement de toutes les souches circulant au niveau de la population humaine et pouvant être reliées aux foyers dans les exploitations de visons. Ils ont mené une étude à partir de sérums de patients ayant eu la COVID-19 dans le Sud du Danemark (et donc non exposés au variant du virus apparu dans les élevages de visons du Nord du pays) pour évaluer une éventuelle diminuation de la réponse immune au contact de ce nouveau variant. Comme le rappelle le SSI, il s’agit d’une étude préliminaire menée sur seulement neuf échantillons de plasma ayant des titres de neutralisation différents (quatre avec des titres faibles, trois intermédiaires et deux forts). Les sérums à fort titrage ne sont pas impactés. Pour les autres titrages une diminution de la neutralisation est présente mais sa significativité est difficile à évaluer car les intervalles de confiance ne sont pas facilement visibles sur la figure représentée (Source: rapport du SSI du 13/11/2020).

Figure 1 : Localisation des exploitations de visons détectées positives au SARS-CoV-2 (n=183) au Danemark (zones rouge = provinces où des exploitations ont été détectées positives au SarS-CoV-2 et vert= province où aucune exploitation n’a été détectée positive au Sars-CoV-2 (Source : site des autorités danoises consulté le 10/11/2020)

Espagne
Une exploitation à La Puebla de Valverde (région d’Aragon) de 93 000 visons a fait l’objet d’une décision d’abattage le 15/07/2020 suite à la mise en évidence de tests positifs au SARS-CoV-2 sur plus de 80 % des visons prélevés le 13/07/2020 (prélèvements faits sur 90 visons). Le 22/06/2020, de premières analyses positifs sur cinq visons parmi 30 prélevés n’avaient pas entrainé de décision d’abattage. La femme d’un des employés puis sept employés avaient été atteints de la COVID-19 ce qui avait alerté les autorités sur la situation de cette exploitation incluant son immobilisation dès le 22/05/2020 avec mise en place de prélèvements réguliers sur les visons. Aucun des visons n’avait présenté de symptôme (Source : Promed au 17/07/2020).

Etats-Unis
Le 17/08/2020, l’USDA a indiqué que deux exploitations de visons de l’Utah avaient été détectées positives au SARS-CoV-2 (effectifs de 20 000 et 8 983 visons). Une augmentation anormale de la mortalité sur ces deux exploitations (taux de 17,6 et 16,1 %) avait été constatée ainsi que des symptômes respiratoires à compter du 26/07/2020 et 02/08/2020 respectivement. Des employés de ces exploitations avaient également été testés positifs. Une enquête épidémiologique est en cours pour déterminer les circonstances de la contamination de l’élevage. Les exploitations ont été mises en quarantaine. L’abattage n’est pas envisagé à ce stade. Le taux de mortalité dans ces exploitations est depuis revenu à la normale (Promed du 18/08/2020, notification OIE du 20/08/2020).
Le 27/08/2020, trois exploitations de visons ont été notifiées comme positives au SARS-CoV-2 dans l’Utah (effectifs de 6 326, 3 643 et 1 705 visons). Les visons de ces exploitations ont présenté des signes respiratoires. Des taux de mortalité anormalement élevés ont été mis en évidence (respectivement 24,6 %, 30,7 % et 12 %) (Sources : notification OIE au 27/08/2020, USDA au 01/05/2020).
Le 24/09/2020, une exploitation de 1 500 visons dans l’Utah a été déclarée positive au SARS-CoV-2 en RT-PCR (résultat des analyses au 17/09/2020). Les prélèvements ont été réalisés suite au constat d’une augmentation de la mortalité (3,93 % de mortalité). Une personne en contact avec les visons avait la COVID-19 (Source : notification de suivi OIE du 24/09/2020). Cela porte à six le nombre d’exploitations de visons positives aux Etats-Unis au 24/09/2020.
Le 07/09/2020, une exploitation de 600 visons de l’Utah dont 146 sont morts a fait l’objet de prélèvements confirmés positifs au SARS-CoV-2 en RT-PCR le 24/09/2020 (Source : notification OIE au 02/10/2020).
Le 20/09/2020, une exploitation de 14 000 visons de l’Utah dont 247 sont morts a fait l’objet de prélèvements confirmés positifs au SARS-CoV-2 en RT-PCR le 24/09/2020 (Source : notification OIE au 02/10/2020).
Le 27/09/2020 une exploitation de 17 000 visons dans le Michigan dont 2 000 sont morts a fait l’objet de prélèvements confirmés positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2 le 02/10/2020. Des symptômes d’inappétence, difficultés respiratoires, épistaxis et mort subite ont été observés. Les sources de contamination sont en cours d’investigation (Source : notification OIE du 09/10/2020).
Le 30/09/2020 une exploitation de 14 600 visons dans le Wisconsin dont 1 800 sont morts a fait l’objet de prélèvements confirmés positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2 le 07/10/2020. Des symptômes d’inappétence, difficultés respiratoires, épistaxis, coloration anormale des urines et mort subite ont été observés. Une personne en contact avec les visons était atteinte de la COVID-19 (Source : notification OIE du 09/10/2020). 
Le 29/09/2020, une exploitation de 300 visons dans l’Utah dont 126 sont morts a fait l’objet de prélèvements confirmés positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2 le 07/10/2020. (Source : notification OIE du 16/10/2020)
Le 04/11/2020, une exploitation a était détectée positive au SARS-CoV2 (Comté de Taylor, Winconsin), 3 400 visons sont morts mais il n’est pas précisé la taille de cette exploitation qui a été mise en quarantaine. Le 05/11/2020, une deuxième exploitation où 2 000 visons sont morts était confirmée positive dans ce même comté sans précision de la taille de cette exploitation (Source : Promed au 08/11/2020). Ceci porte à douze le nombre d’exploitations de visons détectées positives aux USA au 10/11/2020.

Suède
Une première exploitation d’environ 9 500 visons a été détectée positive au SARS-CoV-2 par RT-PCR le 23/10/2020 dans le comté de Blekinge. La source de contamination la plus probable serait liée à des contacts avec le propriétaire de l’exploitation et son père qui ont été testés positifs au SARS-CoV-2 le 21/10/2020 (Source : lettre des autorités suédoises à l’OIE du 29/10/2020, Promed au 03/11/2020, Promed au 30/10/2020). Neuf autres exploitations ont été déclarées positives au SARS-CoV-2 le 06/11/2020 dans la même zone au sud-est du pays. Pour ces exploitations les autorités envisagent comme source la plus probable une contamination des visons par du personnel. La Suède compte 40 exploitations de visons dont vingt sont situées dans cette région. Une surveillance basée sur l’analyse d’animaux trouvés morts a donné lieu à l’analyse de visons provenant de 18 exploitations différentes provenant de cette région. Des mesures de biosécurité renforcées et de restrictions de mouvements ont été mises en place dans toutes les exploitations du pays. Pour les exploitations infectées aucune mesure d’abattage n’a été mise en place à ce stade. En effet, la population de visons en Suède est de 600 000 têtes dont 80 % doivent être abattus pour leur fourrure dans les semaines à venir rendant peu pertinent un abattage immédiat (Source : Promed le 07/11/2020)
Italie
L’Italie compte neuf exploitations de visons localisées en Lombardie, Véneto, Emilie-Romagne et Abruzzes. Le 30/10/2020, les autorités italiennes ont informé l’OIE de la détection d’une exploitation de 26 000 visons positive au SARS-CoV-2 en RT-PCR en Lombardie le 10/08/2020 dans le cadre d’un programme de surveillance programmée des exploitations du pays. Aucun symptôme clinique n’a été observé sur les animaux et sur 1 124 analyses réalisées seules deux se sont révélées faiblement positives conduisant les autorités italiennes à conclure à une absence de circulation du virus dans l’exploitation. Il s’agirait d’une simple contamination ou de réponses non spécifiques des tests (Source : lettre des autorités italiennes à l’OIE le 30/10/2020)

 
Encadré 6 : Tigres et lions aux USA positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2.
Zoo de New York
Cinq tigres (Panthera tigris jacksoni) et trois lions (Panthera leo) sont hébergés dans deux enclos distincts au zoo de New York (WCS Bronx zoo) (Source : Notification OIE du 6/04/2020). Ces animaux sont détenus depuis longtemps dans le zoo qui n’a pas accueilli de nouveaux félins ces dernières années (Source : Promed 84 du 06/04/2020). L’un des cinq tigres, âgé de quatre ans, a présenté des signes cliniques respiratoires le 27/03/2020. Il a fait l’objet de prélèvements nasaux, oropharyngés et trachéaux le 03/04/2020. Les analyses en RT-PCR et séquençage pour le SARS-CoV-2 étaient positifs (résultats confirmés par l’USDA le 04/04/2020) (Source : Promed 84 du 06/04/2020, Notification OIE du 06/04/2020). Le 03/04/2020, trois autres tigres et les trois lions ont présenté des signes cliniques (toux sèche et dans certains cas respiration sifflante, mais pas de dyspnée ni d'écoulement nasal ou oculaire). Au 06/04/2020, ces félins présentaient une amélioration de leur état général (Source : Notification OIE du 6/04/2020, Promed 84 du 06/04/2020). Les autres félins du zoo n’ont pas présenté de signes cliniques (Source : Promed 84 du 06/04/2020).
L’origine de l’infection serait un animalier qui, au moment où il était en contact avec les félins, était en phase asymptomatique de la COVID-19 (Source : Promed 84 du 06/04/2020).
Le 22/04/2020 un article média informait que quatre autres tigres et trois lions de ce zoo avaient été testés positifs au SARS-CoV2. Aucune information concernant la date des prélèvements ou des analyses n’est précisée (Source: article National geographic).

Zoo de Knoxville (Tennessee)
Deux tigres (Panthera tigris jacksoni) de ce parc zoologique ont été testés positifs au SARS-CoV-2 le 30/10/2020 après avoir présenté des signes cliniques comme un troisième tigre du zoo (toux, léthargie, perte d’appétit). Les trois animaux ont été placés en quarantaine et des prélèvements effectués sur le troisième tigre sont en cours d’analyse. La source supposée de la contamination serait un animalier ayant eu une forme asymptomatique de la COVID-19 (Source : Promed au 04/11/2020, notification OIE du 06/11/2020).


 
Encadré 7 : Connaissances et questionnements
Ce que l’on sait
  • Les cas d’animaux positifs en RT-PCR au SARS-CoV-2 (encadrés 1 à 5) sont des cas isolés associés à des contacts étroits avec des humains atteints par la COVID-19 (Source : OIE call 31/03/2020, avis Anses).
  • Aucun cas de transmission de la COVID-19 d’un animal de compagnie à l’être humain n’a été confirmé.
  • La principale voie de transmission du SARS-CoV2 est d’humain à humain (Source : OIE Q/R mise à jour 09/06/2020).
  • Des études expérimentales de plusieurs équipes de recherche menées chez des volailles, canards et dindes n’ont pas mis en évidence de sensibilité de ces espèces au SARS-CoV-2. Sur cette base, l’OIE conclut à un risque négligeable de transmission de l’être humain à l’animal, de l’animal à l’être humain ou de transmission au sein de ces espèces. (Source : rapport OIE du 05/11/2020).
  • Des études expérimentales menées chez des porcs n’ont pas mis en évidence de sensibilité de cette espèce sauf dans le cas d’une étude où des infections ponctuelles de faible intensité ont été identifiées en utilisant de très fortes doses infectantes. Sur cette base, l’OIE conclut que les porcs sont peu sensibles car nécessitent une dose infectante très élevée représentant ainsi un risque très faible de transmission de l’être humain à l’animal, négligeable de l’animal à l’être humain et entre porcs (Source : rapport OIE du 05/11/2020).
  • Plusieurs exploitations de visons ont été atteintes par le SARS-CoV-2 suite à des transmissions du virus de l’être humain à l’animal (encadré 5). Les furets, faisant également partis des mustélidés, sont sensibles au SARS-CoV-2 d’après des études menées par plusieurs équipes de recherche. Sur ces bases, l’OIE conclut que le risque de transmission de l’être humain à l’animal est élevé, il est modéré de l’animal à l’être humain et très élevé entre animaux (entre visons ou entre furets) (Source : rapport OIE du 05/11/2020).

Ce qu’on suppose

  • Les chiens et chats détectés positifs au SARS-CoV-2 ont probablement été contaminés par leur propriétaire malade (avis Anses).
  • Le SARS-CoV-2 semble être d’origine animale et provient probablement d’une espèce de chauve-souris (genre Rhinolophus) avec ou sans intervention d’un hôte intermédiaire.
  • Des résultats d’études en situation expérimentale suggèrent que les chats seraient l’espèce la plus sensible pouvant être atteinte par la forme clinique de la maladie avec une transmission entre chats possibles (FAQ OIE au 09/06/2020).
  • Concernant les bovins, seule une étude expérimentale a été menée sur six animaux permettant de conclure d’après l’OIE à un risque très faible de transmission de l’être humain à l’animal, négligeable de l’animal à l’être humain et entre bovins (Source : rapport OIE du 05/11/2020)
  • Concernant les lapins, seule une étude expérimentale a été menée incitant l’OIE à conclure que le risque de transmission de l’être humain à l’animal est faible et réciproquement (Source : rapport OIE du 05/11/2020).

Les questions sans réponse à ce jour

  • Quelle est la dose infectieuse minimale (c’est-à-dire le nombre minimal de particules virales nécessaires pour induire une infection) pour l’être humain et pour l’animal ? Faute d’études disponibles, aucune réponse n’est connue à ce jour (Source : Scicom, 2020).
  • Est-ce que les animaux domestiques peuvent être infectés par le SARS-CoV-2 en l’absence de contact avec une personne atteinte de la COVID-19 ?
  • Est-ce que la COVID-19 peut se transmettre d’un animal domestique à un autre en situation naturelle et persister dans la population des animaux domestiques ?
  • Est-ce qu’un être humain peut être contaminé par un animal domestique infecté ?
 
Encadré 8 : Recommandations
A l’attention des propriétaires d’animaux de compagnie (Source : OIE, Anses)
Dans la mesure du possible, les personnes malades de la COVID-19 doivent éviter tout contact étroit avec leurs animaux de compagnie (notamment chiens, chats, furets) et confier leurs animaux aux bons soins d'un autre membre de leur foyer. Si elles doivent s'occuper de leur animal, elles devraient appliquer de bonnes pratiques d'hygiène et si possible porter un masque facial et se laver les mains avant et après avoir pris soin de leur animal. Les animaux appartenant à des propriétaires infectés par la COVID-19 devraient autant que possible rester à l’intérieur et les contacts avec ces animaux évités dans toute la mesure du possible.
A l’attention des personnes en contact avec des animaux de la faune sauvage (Source : OIE)
L’OIE en partenariat avec des organismes spécialisés dans la faune sauvage a publié le 25/08/2020 des recommandations à l’attention des personnes en contact avec des animaux de la faune sauvage. Ces recommandations visent à limiter les risques de contamination du SARS-CoV2 de l’être humain à la faune sauvage pour éviter la mise en place de réservoirs. Elles sont basées sur le respect de principes de biosécurité et d’hygiène.
 
 

Références bibliographiques

Avis de l’Anses du 09/03/2020 complété, suite à la saisine n°2020-SA-0037, relatif à une demande urgente sur certains risques liés au COVID-19 (lien)
Almendros Angel, 2020. Can companion animals become infected with COVID-19? VetRecord (lien)
Andersen K. et al. 2020 The proximal origin of SARS-CoV-2. Nature medecine? 17/03/2020 (lien)
Bernard Stoecklin, et al. 2020. First cases of coronavirus disease 2019 (COVID-19) in France: surveillance, investigations and control measures, January 2020. Euro Surveill 25 (6).
CDC (Center for disease control), If you have animal, site web mis à jour le 27/03/2020 (lien)
IDEXX, 2020 Test IDEXX RealPCR SARS-CoV-2 (COVID-19) au 08/04/2020 (lien)
OIE, 4th call advisory group on COVID-19 and animals, 31/03/2020. 3 pages (lien)
OMS, 2020 Appellation de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et du virus qui la cause www.who.int au 08/04/2020 (lien)
Guan, W.J. et al. 2020. 2020. Clinical Characteristics of Coronavirus Disease 2019 in China. New England Journal of Medicine.
Scicom, 2020. Comité scientifique institué auprès de l’Afsca. Conseil urgent 04-2020. Risque zoonotique du SARS-CoV-2 (COVID-19) associé aux animaux de compagnie: infection de l’animal vers l’homme et de l’homme vers l’animal. 22/03/2020, 21 pages (lien).
Shi Jianzhong et al. 2020 Susceptibility of ferrets, cats, dogs, and other domesticated animals to SARS-coronavirus 2. Sience. Report. 8 avril 2020 : eabb7015, DOI: 10.1126/science.abb7015 (lien)
Sit et al. 2020. Infection of dogs with SARS-CoV-2 Nature https://doi.org/10.1038/s41586-020-2334-5 (lien)
Temmam et al., 2020 Absence of SARS-CoV-2 infection in cats and dogs in close contact with a cluster of COVID-19 patients in a veterinary campus bioRxiv. 09/04/2020 (under review) (lien).
Thiry Etienne. 2020. Un chat est détecté positif au virus du COVID-19 à Hong Kong - La réceptivité du chat au virus du COVID-19 est démontré. Cela reste des événements rares (lien)
Zhang et al. 2020. SARS-CoV-2 neutralizing serum antibodies in cats: a serological investigation. BioRXiv. doi: https://doi.org/10.1101/2020.04.01.021196 (under review) (lien)

Pour en savoir plus
 

  • Page d’information du site internet de l’Anses relative au COVID-19
  • Questions/réponses sur le COVID-19 du Site web OIE
  • Questions/réponses sur le coronavirus de l’Afsca (autorités belges)
  • Synthèse des données scientifiques disponibles sur le COVID-19 élaborée par l’Université catholique de Louvain (lien)
  • Sur la terminologie en épidémiologie : terminologie de l’AEEMA dont les termes réceptivité et sensibilité (lien)
  • Liste des notifications à l’OIE d’animaux testés positives au Sars-CoV-2 (lien vers la page du site de l’OIE maintenue à jour).
  • Fiche technique de l’OIE sur le SARS-CoV-2 et les animaux mise à jour en septembre 2020 (lien)
 
[1] Avis de l’Anses : « la présence d’ARN détecté par RT-PCR n’est pas forcément associée à la présence de particules virales infectieuses ou à une infection productive et donc, ne permet pas de conclure, à elle seule, à une infection de l’animal : une contamination passive ne peut pas être exclue »

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Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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