Brucella suis biovar 2 mis en évidence chez un bovin

 Crédit photo : grassrootsgroundswell www.Flickr.comUne souche de type Brucella suis biovar 2 a été identifiée par le LNR brucellose (Anses, Laboratoire de santé animale de Maisons-Alfort) chez un bovin suspect qui avait présenté des résultats positifs aux tests sérologiques brucellose lors d’un contrôle d’achat.

Ce bovin, en provenance d’un élevage du Puy de Dôme, était arrivé fin novembre 2013 pour engraissement dans une exploitation de Seine-Maritime avec 4 autres animaux. Il s’agit d’une femelle de race charolaise de 2 ans, née en novembre 2011 dans l’élevage d’origine du Puy de Dôme. L’animal a été abattu début janvier 2014, soit plus d’un mois après son arrivée dans l’élevage de Seine-Maritime. La prise de sang ayant été effectuée 5 jours après son arrivée, on peut exclure une source de contamination dans l’élevage de destination (Seine-Maritime). A ce stade aucun élément n’explique l’introduction de la maladie et aucun signe clinique n’a été observé.

 

Brucella suis 2 est très peu pathogène tant pour l’homme que pour les ruminants [1 seul cas ovin et 1 seul cas bovin connus à ce jour en France –un cas en Belgique identifié suite aux investigations approfondies liées aux foyers belges à Brucella abortus de 2010-2013 et 5 cas identifiés en Pologne entre 2002 et 2011– pas d’autre cas rapporté dans le monde]. Les conséquences de l’infection en élevage de ruminants sont mal connues mais il semble que celle-ci se manifeste par une prévalence intra-cheptel très faible (1 à 2 individus) et une absence de signes cliniques. Aussi est-il important de connaître le statut des animaux qui ont été en contact avec l’animal infecté. Pour cela, un protocole élaboré avec le LNR a été mis place dans les deux exploitations. Ces investigations avaient pour objectif d’acquérir des connaissances sur l’introduction et la diffusion de l’infection. L’ensemble des résultats s’est révélé négatif.

Le seul animal infecté a été éliminé ; son élimination est importante pour ne pas faire perdurer, ni diffuser cette infection dans la filière et également ne pas interférer avec le diagnostic des autres infections à Brucella (abortus ou melitensis). Cette procédure de dérogation à l’abattage total est prévue par la réglementation en vigueur lorsque la souche en cause chez des ruminants n’est ni B. abortus ni B.  melitensis.

 
 

Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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