BILAN SURVEILLANCE PPA SAGIR RENFORCE DU 16/09/2018 AU 29/08/2019

Pour la Plateforme ESA (par ordre alphabétique) : Pauline Chaigneau (FNC), Jean-Yves Chollet (ONCFS), Anouk Decors (ONCFS) Stéphanie Desvaux (ONCFS), Eva Faure (FNC), Yves Lambert (DGAl), Sophie Rossi (ONCFS)
Auteur correspondant : stephanie.desvaux@oncfs.gouv.fr

Au 29/08/2019, toutes les analyses de recherche de la PPA étaient négatives.
Note 1 : en dehors de la zone d’observation renforcée (ZOR), la remontée des informations terrain peut nécessiter quelques jours – les mises à jour des données peuvent donc occasionner des corrections d’une semaine sur l’autre.
Note 2 : la limite de la ZOR a évolué :
  • le 20/10/18, passant à 53 communes au lieu de 113 (et auparavant 134),
  • le 19/01/2019 passant à 36 communes car une partie a été transformée en zone blanche (ZB) (le nord des départements 08 et 55),
  • le 04/04/2019, disparaissant par élargissement de la ZB au nord du département 54.
Note 3 : Depuis le 04/04, 25 communes sont entièrement en ZB, 26 partiellement en ZB et Zone d’Observation (ZO) et 36 en ZO.  En matière de surveillance ZOR et ZB sont équivalentes (niveau de risque 3).

Bilan global de la surveillance évènementielle et de la recherche active de cadavres


Distribution des analyses PPA réalisées par département

Détail des prélèvements (géolocalisations précises) pour la ZB et la ZO

En vert tous les prélèvements négatifs – En blanc prélèvement avec résultat ininterprétable ou en attente
= cadavres     = animaux tirés

Recherche active de cadavres en ZOR par des patrouilles de chasseurs volontaires

Cette modalité de surveillance a démarré dès fin septembre dans le but de renforcer le taux de détection des cadavres alors que la chasse était interdite et que la situation sanitaire de la France était encore imprécise. Ce dispositif volontaire s’appuie sur un réseau de chasseurs référents (1-2 par lot, identifiés par les FDC) ayant la connaissance des populations de sangliers et de leur milieu, ayant bénéficié d’une formation à la biosécurité et disposant d’équipements de désinfection (FDC-FNC). Le protocole, établi conjointement par l’ONCFS, la FNC et la FRC Grand-Est, prévoit de cibler les massifs les plus peuplés, les parcelles de remise connues, les souilles, les cours d’eau, les mares, les places agrainage, les grillages et les fonds de vallon. Ceci dans le but d’augmenter les chances de détecter un cadavre. Initialement, les patrouilles ont été ciblées sur un nombre limité de communes (27 puis 24) situées sur la ligne frontière du périmètre d’intervention en Belgique, et prévues pour un déploiement court (4 à 8 semaines) sur un rythme hebdomadaire. Ce dispositif a été maintenu selon un rythme plus espacé après la reprise de la chasse, les battues permettant déjà une présence régulière des chasseurs en forêt. Depuis le 01/03/2019, date de fermeture de la chasse, les patrouilles de chasseurs ont été réactivées afin de maintenir la pression de surveillance sur les territoires de chasse frontaliers et ont été renforcées sur les zones particulièrement à risque à la suite de la découverte des nouveaux cas positifs en janvier 2019.

Voir détail des réalisations dans bilan FNC-FRC Grand Est.
Au 29/08 un cadavre a été détecté par ce moyen (résultat négatif).

Recherche active de cadavres par ratissage

L’objectif de ce nouveau dispositif est d’améliorer la détection de cadavres en forêt dans les zones à risque située en avant du front de la PPA, en zone blanche. Alors que les patrouilles de chasseurs sont basées par échantillonnage du paysage sur un rythme hebdomadaire, les ratissages sont prévus de façon exhaustive pour inspecter le terrain dans les massifs forestiers et d’autres éventuels milieux favorables. Les équipes sont constituées essentiellement d’agents de l’ONF et de militaires ; des agents de l’ONCFS peut venir en renfort. Chaque équipe se déploie au maximum sur 80 à 100 ha par jour (en fonction de la difficulté de pénétration du milieu). Cette méthode de recherche active de cadavres est déployée de façon ponctuelle pour préciser la situation sanitaire (par exemple : Nord Meuse en février), et peut se prolonger toutes les 3 à 4 semaines si le risque sanitaire demeure (découverte de nouveaux cas à proximité, dans un rayon de 5 km).
Voir la cartographie de synthèse pour la localisation des surfaces ratissées.

En l’absence de zone à moins de 5 km d’un cas belge (voir cartographie pour les buffers autour des cas de moins de 6 semaines), il n’y pas de ratissage programmé pour les semaines à venir.
Au 29/08, 4 cadavres ont été détectés lors des ratissages (à l’état d’os un cadavre la semaine 15 et trois cadavres la semaine 16).

Synthèse des zones ratissées des semaines 7 à 32 avec circuits de prospection canine semaines 11 à 32 (avec les buffers évolutifs de 5 et 7 km)