Bilan de la surveillance des infections par le virus West Nile (VWN) dans l’avifaune sauvage en France en 2019

Pour la Plateforme ESA (par ordre alphabétique) : Pour le laboratoire national de référence de l’Anses Maisons-Alfort : Cécile Beck, Sylvie Lecolline. Pour l’OFB- réseau SAGIR : Anouk Decors, Stéphanie Desvaux
Auteur correspondant : stephanie.desvaux@ofb.gouv.fr
 
Synthèse préparée par l’OFB (Unité Sanitaire de la Faune) et le LNR (ANSES Laboratoire de santé animale, site de Maisons-Alfort)

Une surveillance renforcée des infections aviaires par les virus West Nile a été mise en place depuis 2015, suite à la réémergence du VWN en Camargue.
La surveillance renforcée pour WN est ciblée sur une période à risque (période de transmission vectorielle qui correspond, selon les années, à la période entre juin et fin novembre).

La surveillance renforcée pour le VWN par le réseau Sagir cible les départements où la circulation du virus et la transmission à l’homme est la plus probable (voir Figure 1) et vise les espèces les plus susceptibles de mourir du virus (la surveillance ne reposant, pour le moment, que sur la découverte, la collecte et l’analyse d’oiseaux morts ou moribonds). Différents acteurs sont mobilisés pour remonter des observations de terrain en complément des acteurs habituels du réseau, tel que les SDIS, les vétérinaires pratiquant dans les parcs zoologiques, les centres de sauvegarde…

En 2019, 51 épisodes cliniques suspects (60 animaux) sur l’avifaune sauvage ou captive (troubles neurologiques, mortalités) ont fait l’objet d’investigations complémentaires (diagnostic direct du virus par RT-PCR) : 53 animaux collectés durant la période à risque de juin-novembre (38 SAGIR, 14 faune sauvage captive, 1 non déterminé)  et 7 en dehors. Parmi les 54 animaux collectés en période à risque, 26 étaient issus des départements à risque (22 SAGIR et 4 faune sauvage captive). La distribution précise des animaux testés est représentée Figure 2.
Il faut noter que la collecte d’animaux hors zone à risque répond au besoin de la surveillance pour un autre flavivirus, le virus Usutu. L’analyse WN est pratiquée sur les animaux négatifs en Usutu, augmentant ainsi la vigilance sur le territoire national.
Aucune infection par le VWN n’a été mise en évidence pour l’instant dans l’avifaune sauvage en France en 2019.

Figure 2. Départements ayant rapporté des suspicions cliniques dans l’avifaune sauvage ou captive en 2019

 

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Organismes Internationaux

  • FAO EMPRES-i (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)

  • HealthMap (current global state of infectious diseases)

  • OIE WAHIS (Organisation mondiale de la santé animale)

  • OMS (Organisation mondiale de la santé)
 

​​Organismes Européens

  • ECDC (Centre européen de prévention et contrôle de maladies)​

  • EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

  • ​DG santé (Direction générale Santé et sécurité alimentaire de Commission européenne)

 

Organismes Nationaux

Plateforme de veille sanitaire

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